Magali Palmira Wora n’est plus Directrice Générale des Arts et des Industries Culturelles. Elle a été débarquée du Ministère de la Culture et des Arts à l’issue du Conseil des Ministres du 23 février 2024. Dans une lettre ouverte adressée au Président de la Transition, elle explique les raisons de sa mise à l’écart.

Officiellement installée comme Directrice Générale des Arts et des Industries Culturelles lors d’une cérémonie qui s’est tenue au Palais des Sports le 27 octobre 2023, Magalie Palmira Wora n’aura fait que cinq (5) mois de service à la tête de cette direction. Privée de salaire depuis sa prise de fonction et sans fournitures et équipements de bureau depuis lors, c’est finalement des incompréhensions avec ses collaborateurs et la tutelle qui ont précipité son éviction.

Lire aussi:  Il passe 10 ans en prison par la volonté de l'épouse d'un Procureur

En effet, dans une lettre ouverte adressée au Président de la Transition, Brice Clotaire Oligui Nguema, Magalie Wora exprime humblement sa gratitude pour sa nomination en tant que Directeur Général des Arts et des Industries Culturelles. Elle souligne les difficultés administratives rencontrées, telles que l’absence de salaire et de contrat pendant cinq mois, ainsi que le manque de budget pour le fonctionnement de sa direction générale.

Lire aussi:  L'USI: Une unité d'intervention qui se rabaisse à arracher le matériel dans les bars pour gagner de l'argent afin d'arrondir les fins du mois

Malgré ses efforts pour faire avancer les choses, notamment dans l’organisation d’un concert, elle s’est heurté à des obstacles et a subi des représailles, y compris une cabale contre sa personne. Elle mentionne également ne pas avoir été impliquée dans la révision d’un projet de loi important pour les artistes et acteurs culturels. Elle conclut en sollicitant l’intervention du président pour le règlement de ses salaires impayés et réaffirme son engagement à servir son pays.

Lire aussi:  Foberd Gabon : impossible n'est pas camerounais

C’est une situation regrettable qui jette le discrédit sur l’équipe gouvernementale et leurs cabinets chargés d’accompagner la Transition. En dépit de changements de régime, certains individus restent fermement ancrés dans des mauvaises habitudes héritées de l’ordre ancien. Vivement que le Président de la Transition remette de l’ordre dans les rangs avant que sa propre réputation n’en soit écornée.