Dans un climat de tension croissante, les membres de la société civile et de la diaspora gabonaise sont actuellement en proie à des conflits internes, mettant en lumière des divergences profondes sur la direction à prendre pour le pays. Les récentes nominations de certains individus à des postes clés ont exacerbé les tensions déjà palpables au sein de ces communautés.

Bienvenu Effayong Obiang, alias « Bitome », récemment nommé chargé d’études à l’AGASA, a été vivement critiqué sur les réseaux sociaux pour son caractère perçu comme fourbe et versatile. Cette controverse a été suivie par celle impliquant Eric Otsétsé, accusé par ses pairs de chercher à tirer profit de ses engagements politiques en se rapprochant secrètement des autorités pour des gains personnels. Sa nomination récente en tant que conseiller du maire n’a fait qu’attiser les flammes de la colère parmi ses anciens alliés.

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Bernard Christian Rekoula, un activiste gabonais exilé en France, a publiquement qualifié Otsétsé de « gamer », l’accusant de profiter de toute opportunité pour s’enrichir aux dépens du peuple qu’il prétend défendre les intérêts. Les critiques ne se sont pas arrêtées là, Fortuné Edou, autrefois proche d’Otsétsé, a également exprimé sa déception quant à son comportement jugé ambivalent.

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Cette situation de division profonde semble profiter à certains qui appliquent la célèbre maxime de Nicolas Machiavel : « diviser pour mieux régner ». Cependant, l’avenir de la société civile et de l’activisme au Gabon reste incertain face à ces guerres intestines.

Au cœur de cette crise, se pose la question cruciale de la direction que devrait prendre le mouvement citoyen gabonais. Alors que les divisions menacent de saper la force collective des militants, il devient impératif de trouver un terrain d’entente pour avancer vers des objectifs communs. Le Gabon fait face à des défis socio-politiques complexes, et la cohésion au sein de la société civile et de la diaspora est essentielle pour promouvoir le changement positif et durable.

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Il est temps que les différentes factions mettent de côté leurs divergences personnelles au profit d’une vision unifiée pour l’avenir du Gabon. La solidarité et la collaboration seront les clés pour surmonter les obstacles qui se dressent sur le chemin de la justice sociale et de la démocratie dans le pays.