Depuis la récente Révolution de Palais du 30 août 2023, une confusion persistante règne quant à la distinction entre le Comité de Transition pour la Restauration des Institutions (CTRI) et l’État gabonais. Il est crucial de dissiper cette confusion, de lever l’équivoque, car ces deux entités sont distinctes et ne doivent pas être utilisées interchangeablement.

Le CTRI a pris les rênes du Gabon après avoir remplacé le Parti Démocratique Gabonais (PDG) au pouvoir depuis plus d’un demi-siècle. Bien qu’il s’agisse d’un régime différent du précédent, qu’il soit militaire et l’autre civil, cela ne lui confère en aucun cas le statut d’État gabonais.

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Il est important de souligner que même si un Chef d’État est issu d’un parti politique ou d’une organisation militaire (à la suite d’un putsch, par exemple), ce parti politique ou cette organisation militaire ne peut agir qu’en qualité de représentant de l’État pas de son remplaçant. Les partis politiques peuvent changer, mais l’État demeure. Pourtant malgré cette vérité établie, le CTRI semble entretenir cette confusion délibérément dans le but d’engager des dépenses publiques au nom de l’État et revendiquer les mérites et les avantages des travaux effectués avec les financements du contribuable.

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Il est essentiel pour la population de comprendre cette distinction fondamentale afin de ne pas confondre les actions et les décisions du CTRI avec celles de l’État gabonais. Les institutions étatiques doivent être respectées et préservées, indépendamment des changements politiques et des transitions millénaires à la tête du pays.

Il est donc impératif que les autorités compétentes clarifient cette situation et réaffirment la primauté de l’État gabonais dans la conduite des affaires nationales. La transparence et la bonne gouvernance exigent une distinction claire entre les organes de transition et les institutions établies de l’État.

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