À mesure que les témoignages des victimes fusent, l’étau se resserre un peu plus autour de Patrick Constant Assoumou Eyi, le pédocriminel présumé. Alors qu’il clamait son innocence jusqu’à il y a quelques jours, on apprend hier qu’il serait en cavale. Une fuite en avant qui en dit long sur son implication dans les abus sexuels perpétrés sur les joueurs mineurs dont il avait la charge.

Patrick Assoumou Eyi, le pédophile et criminel sexuel, auteurs de centaines de crimes sexuels en envers des jeunes footballeurs et parain d’une entreprise criminelle tentaculaire serait en cavale.

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C’est donc une course contre la montre qui est engagée pour mettre la main sur le plus diabolique des prédateurs et psychopathes sexuels du monde du sport, en général et du football, en particulier. Dans cette ténébreuse affaire, de nombreuses victimes mettent en cause plusieurs personnalités dans la sphère politique et sportive. Le Réseau des Organisations Libres de la Société Civile du Gabon (ROLBG) en tant qu’organisation de défense des Droits de l’Homme, entend résolument se saisir de cette affaire.

« Dans les prochains, nous comptons lancer un appel à témoins et des procédures devant les tribunaux au Gabon et à l’international », a déclaré Georges Mpaga, Président du ROLBG. « Plus grave, aucune condamnation de ces crimes n’est venue du Parti Démocratique Gabonais au pouvoir depuis 53 ans comme quoi ce parti ferme les yeux face à ces abominations », poursuit-il dans une publication sur son compte Facebook.

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S’il est vrai qu’il a pris la fuite, il a forcément été aidé par les membres de son réseau pour ne pas que l’affaire éclabousse les tenors du sport et de la politique gabonaise, car cette affaire était sue de tous et ils se donnaient tant de mal pour la dissimuler jusqu’aux révélations de Romain Molina. Cette passivité des autorités judiciaires est incompréhensible.

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Avec autant de preuves et de témoignages à charge, Patrick Assoumou Eyi aurait bien fait l’objet d’un mandat de dépôt en attendant les conclusions de l’enquête judiciaire. Les actes sont graves et on ne peut pas traiter l’affaire avec autant de légèreté. Ça veut tout dire ! Ses « parapluies » seraient en train d’organiser son exfiltration vers un pays voisin pour lui éviter des aveux qui pourraient bien évidemment faire tomber toute la chaîne jusqu’au plus grand maillon.