L’écrivain gabonais Benicien Bouschedy vient de gratifier la littérature africaine francophone d’un nouvel ouvrage du genre poésie intitulé « Nombril Équatorial » paru aux Éditions Sydney Laurent et préfacé par Patrice Nganang.

La beauté du nombril est qu’il est union entre corps et espaces, entre mère et enfant, mais aussi, dans sa présence modeste, humble au milieu du ventre, il est ce Gabon qui se plante au cœur de l’Afrique pour lui rappeler sa pulsion de vie, et son ancrage dans un passé profond. Le nombril est le rappel constant de la naissance du corps dans « la souche du cordon ombilical » – et août qui était indépendance, qui était promesse comme l’est le placenta, qui était fabrication d’une république cependant demeurée bancale, parce que peuplée de citoyens frappés de peur. Un peuple tétanisé ne peut pas faire son histoire qui, ainsi, demeure promesse, obligation à se retourner dans le corps de la mère, mais ce peut aussi être celui de la femme, ce retour perpétuel qui est amour, désir et son assouvissement, mais aussi interdit car inceste. Le futur est obligation, mais est-il vivable véritablement ?

Lire aussi:  [Lecture] «Le Gabon en danger», le livre de Daniel Mengara qui dit tout sans ambages

Benicien Bouschedy est né à Malinga dans le Sud du Gabon. Il est l’auteur de plusieurs textes de poésie dont la trilogie inaugurée avec Silences de la contestation (2016), Rêve mortel (2017) et Cendre de maux (2018). Il est également chercheur en littérature africaine francophone.

Pour le Gabon, en général et Libreville, en particulier, vous pouvez vous procurer le livre au prix unique de 6 000 FCFA seulement en suivant ce lien: https://linktr.ee/bbouschedy ou en joignant directement Ghrace Thiphène au (+241) 074 99 63 34

Lire aussi:  [Histoire] Arthur Rimbaud : De poète français à trafiquant d'armes en Ethiopie