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La Commission Nationale de Lutte contre la Corruption et l’Enrichissement Illicite (CNLCEI) a-t-elle reçu la déclaration des biens des nouvelles autorités du Comité de Transition pour la Restauration des Institutions (CTRI) avant leur prise de fonction ? C’est la question cruciale qui se pose aujourd’hui, alors que les mêmes causes semblent produire les mêmes effets.

L’Article de la loi n°002/2003 du 07 mai 2003 instituant le régime de prévention et de répression de l’enrichissement illicite en République Gabonaise, modifiée, stipule que : « Tout dépositaire de l’autorité de l’Etat est astreint a l’obligation d’établir une déclaration de ses biens avant son entrée en fonction, tous les trois ans pendant la durée de celle-ci et au moment de la cessation de la dite fonction. »

Il est impératif que l’État dispose de mécanismes juridiques contraignant aussi bien les cadres administratifs que l’Exécutif et tout l’appareil étatique à déclarer leurs biens avant d’accéder à de hautes fonctions . Cette transparence est essentielle pour prévenir la corruption et l’enrichissement illicite, et pour instaurer la confiance entre les citoyens et leurs dirigeants.

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Cependant, des rumeurs et des faits troublants commencent à émerger. On apprend que certaines nouvelles autorités ont acquis des propriétés luxueuses et des véhicules onéreux peu après leur entrée en fonction. X aurait acheté une villa somptueuse, Y se serait offert une voiture dernière sortie « full option » flambant neuve, et Z aurait acquis de vastes parcelles de terre pour lui et sa famille. Avec quel argent ces acquisitions ont-elles été réalisées ? Ces questions, légitimes, soulèvent des inquiétudes quant à la gestion des finances publiques et à la transparence des nouveaux dirigeants.

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Il est évident que l’opacité actuelle n’est pas propice au changement. Comment peut-on espérer transformer un système corrompu si les nouvelles autorités répètent les erreurs de leurs prédécesseurs, renversés par un putsch ? La situation actuelle donne l’impression d’un jeu cynique de « tu as beaucoup volé, laisse-moi ma part maintenant ».

Pour éviter de tomber dans ce cycle vicieux, il est crucial que des mesures rigoureuses de transparence et de reddition de comptes soient mises en place. La CNLCEI doit, pour une fois, jouer un rôle central dans ce processus en vérifiant systématiquement les déclarations de biens et en sanctionnant sévèrement les cas de corruption et d’enrichissement illicite.

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La lutte contre la corruption ne doit pas être un simple slogan, mais une réalité tangible. Les citoyens ont le droit de savoir comment leurs dirigeants gèrent les ressources de l’État et d’exiger des comptes. Seule une gestion transparente et responsable permettra de restaurer la confiance et de construire un avenir meilleur pour tous.


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