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Le FMI tire la sonnette d’alarme. La dette publique du Gabon connaît une hausse spectaculaire de plus de 14 % en moins de six mois sous l’ère du Comité de Transition pour la Restauration des Institutions (CTRI) piloté à vue par Oligui Nguema depuis le coup d’Etat du 30 août 2023.

Selon les dernières prévisions du Fonds Monétaire International (FMI) publiées fin mai 2024, cette dette, qui représentait 56 % du PIB à la fin de 2023, s’élève désormais à 70,5 % du PIB. Cette évolution suscite de vives inquiétudes parmi les bailleurs de fonds internationaux.

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Le FMI s’inquiète ouvertement de cette situation, soulignant les risques accrus pour la stabilité financière du pays. Cette montée en flèche de la dette publique remet en question les capacités du Gabon à honorer ses engagements financiers, exacerbant les craintes de défaut de paiement et de dégradation de la note souveraine du pays.

Les espoirs des Gabonais d’une réduction de la dette publique se voient anéantis par cette augmentation rapide, alors que les dirigeants du CTRI avaient promis une gestion rigoureuse et une amélioration des finances publiques. Le fossé entre les promesses gouvernementales et la réalité économique s’élargit, alimentant la frustration et la désillusion parmi les populations.

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Malgré les discours officiels se voulant rassurants, les Gabonais constatent un impact minime, voire inexistant, de cette dette croissante sur leur quotidien. Les conditions de vie restent précaires, les infrastructures stagnent – à défaut du revêtement des voix secondaires en béton – et les réformes économiques tardent à produire des effets tangibles. Cette situation crée un climat de méfiance et de scepticisme envers les autorités en place.

La communauté internationale observe avec une attention croissante l’évolution de la situation économique au Gabon. Les partenaires financiers et les investisseurs pourraient se montrer de plus en plus réticents à accorder des prêts ou à investir dans le pays, craignant une détérioration continue de la situation économique.

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Face à cette crise, le Gabon se trouve à un carrefour critique. Une gestion prudente et transparente de la dette, accompagnée de réformes structurelles solides, apparaît indispensable pour restaurer la confiance des bailleurs de fonds et des citoyens. Le temps presse pour le CTRI, qui doit rapidement démontrer sa capacité à redresser l’économie gabonaise et à stabiliser les finances publiques.


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