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Malgré les interrogations quant à sa pertinence à ce stade de la transition, le Comité de Transition pour la Restauration des Institutions (CTRI) a annoncé le début des travaux de construction de « Libreville 2 », une nouvelle ville censée désengorger la capitale gabonaise. L’initiative, lancée par le Ministre des Eaux et Forêts, le Général de Brigade Maurice Ntossui Allogo, vise à créer des infrastructures modernes dans la région du village Andem, dans le département du Komo-Kango.

Avec une superficie de 48 160 hectares, le projet ambitionne la construction d’un nouvel aéroport, d’un centre hospitalier, de bâtiments administratifs et d’un hôtel. Ces efforts sont présentés comme une réponse aux défis majeurs auxquels est confrontée la ville de Libreville, notamment la précarité croissante marquée par la cherté de la vie, les pénuries d’eau et les coupures d’électricité. Plutôt que résoudre les problèmes de Libreville, les autorités de la transition ont plutôt opter pour la construction de Libreville 2.

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Cependant, cette initiative soulève des questions quant à sa légitimité et à sa priorité pendant la période de transition politique censé s’achever normalement en 2025, dans moins de 2 ans. Alors que le Plan National de Développement de la Transition (PNDT) est en cours jusqu’en 2026, la construction d’une nouvelle ville n’est pas un projet prioritaire en cette période de transition.

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Le choix de confier les travaux à l’entreprise Forestry Development Gabon, avec les ressources de l’État appropriées par le CTRI présenté comme maître d’ouvrage et source de financement, suscite également des critiques quant à la transparence et à la gestion des fonds publics.

Alors que la transition politique touche à sa fin dans quelques mois, il est crucial que les ressources de l’État soient utilisées de manière transparente et efficace pour répondre aux besoins prioritaires de la population. Le CTRI doit être attentif à l’alignement des projets avec les objectifs de développement à long terme du pays, afin d’assurer une transition stable et réussie vers des institutions démocratiques restaurées et une meilleure santé économique après la transition.

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