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La récente annonce du gouvernement de transition gabonais concernant la reprise des concours d’entrée à l’École Nationale d’Administration (ENA) a suscité une vive controverse au sein de la population. Au cœur des critiques : la perception que les organisateurs sont davantage motivés par le profit que par le souhait de favoriser la réussite du plus grand nombre.

Après plus d’une décennie de gel des concours, la décision de reprendre celui de l’ENA pour la formation des cadres supérieurs a été accueillie avec un mélange de soulagement et d’appréhension. Cependant, de nombreux problèmes ont été soulevés quant à la manière dont ce processus est mené.

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Tout d’abord, le nombre de places disponibles pour les candidats externes est très limité, avec seulement 65 postes ouverts cette année. Cette situation contraste fortement avec le recrutement régulier de contingents de militaires dans la fonction publique, qui bénéficient de plusieurs milliers de places chaque année.

De plus, malgré le gel des concours et des recrutements pendant plus de dix ans, l’âge limite de participation n’a pas été ajusté pour prendre en compte cette période d’inactivité. Les candidats doivent toujours avoir moins de 33 ans au 31 décembre de l’année en cours pour pouvoir concourir, ce qui place les générations sacrifiées entre 2012 et 2023 dans une situation particulièrement défavorable.

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Mais le point le plus critiqué concerne les frais de participation au concours. Avec jusqu’à 10 000 candidats pour seulement 65 places disponibles, chaque postulant doit payer des frais de participation de 25 000 FCFA, en plus des frais annexes tels que l’établissement du casier judiciaire et le certificat médical. Ces frais doivent être payés avant même que les dossiers ne soient examinés, et ne sont pas remboursables en cas de non-sélection. Cette pratique a été qualifiée d’ « arnaque étatique », exploitant la vulnérabilité des demandeurs d’emploi pour remplir les caisses de l’administration.

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Dans l’ensemble, la récente annonce de la reprise des concours de l’ENA soulève des questions importantes sur l’équité, la transparence et l’intégrité du processus de recrutement dans les grandes écoles au Gabon. Les autorités doivent répondre aux préoccupations légitimes de la population et garantir que ces concours servent véritablement l’intérêt public, plutôt que de devenir une source de profit pour quelques-uns.


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