Ce 12 mars 2024, à la « Maison du Parti » dans le quartier Louis, les militants du Parti Démocratique Gabonais (PDG) se sont rassemblés pour commémorer sobrement le 56ème anniversaire de leur formation politique, conscients du contexte socio-politique actuel.

Dans un geste surprenant, les cadres du parti, tombés en disgrâce depuis fin août dernier, ont choisi d’exprimer leur soutien aux nouvelles autorités de la transition réunies au sein du Comité de la Transition pour la Restauration des Institutions (CTRI). Cette décision a suscité une vive réaction au sein de l’opinion publique.

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Comment un parti dont le leader a été renversé par un coup d’État peut-il apporter son soutien aux putschistes ? Cette question suscite des interrogations quant aux intentions du PDG et du CTRI. Certains se demandent si une fusion entre les deux entités est envisageable, ou si elles agissent comme les deux faces d’une même pièce. Seule l’histoire pourra nous le dire.

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Dans un climat politique aussi tendu, chaque geste et chaque alliance sont scrutés de près par l’opinion publique. La décision du PDG de soutenir les autorités de transition soulève des questions sur les dynamiques de pouvoir en jeu et sur les éventuelles implications pour l’avenir politique du Gabon.

Alors que le pays traverse une période de transition politique délicate, marquée par des changements abrupts et des incertitudes, la question de la légitimité et de la direction politique demeure au cœur des débats. Les prochains développements de ce jeu de pouvoirs seront suivis de près, dans l’attente de réponses sur les implications à long terme pour le Gabon et son peuple.

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