La Direction des Arts et des Industries Culturelles, placée sous la tutelle du Ministère de la Culture et des Arts, fait une fois de plus la une pour ses changements de responsables à répétition. En l’espace d’une seule année, cette entité a vu pas moins de trois directeurs généraux se succéder, mettant en lumière une instabilité administrative préoccupante.

Après la nomination d’Angèle Asselé le 20 février 2023, suivie de celle de Magalie Palmira Wora le 19 octobre 2023, c’est au tour de Chérille Ophély Guissadougou d’être désignée lors du Conseil des ministres du 23 février 2024. Ce dernier changement de direction souligne les difficultés persistantes auxquelles est confrontée cette entité.

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L’éviction de Magalie Palmira Wora a soulevé des questions sur les pratiques en vigueur au sein de cette direction. Selon des sources internes, elle aurait été démise de ses fonctions pour avoir refusé de cautionner des pratiques douteuses. Dans un pays où le service public est souvent entaché par la corruption et les malversations, ceux qui osent faire preuve d’intégrité et de dévouement sont souvent pris pour cibles par les forces rétrogrades.

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Ce nouvel épisode d’instabilité administrative soulève des inquiétudes quant à la gestion des affaires culturelles dans le pays. Alors que la culture joue un rôle crucial dans le développement socio-économique et l’identité nationale, il est impératif que les institutions chargées de promouvoir et de soutenir ce secteur fonctionnent de manière efficace et transparente.

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Les citoyens et les acteurs de la scène culturelle attendent désormais des garanties quant à la stabilité et à l’intégrité de la Direction des Arts et des Industries Culturelles. Il est essentiel que les autorités prennent des mesures pour restaurer la confiance du public dans cette institution et pour assurer une gouvernance responsable et éthique dans la gestion des affaires culturelles du pays.