Libreville, le 23 février 2024 – Une une note circulaire émanant de la Fédération des Entreprises du Gabon (FEG) datée du 21 février 2024 annonce la nomination de Seydou Kane au poste de Conseiller Stratégique et membre du Bureau Exécutif. Cette décision, signée par le Président de la FEG, Henri-Claude Oyima, a suscité une vive controverse au sein de la communauté gabonaise.

Seydou Kane, originaire du Mali mais ayant fait fortune au Gabon, est décrit comme un homme d’affaires influent et discret. Toutefois, sa réputation est entachée par des allégations de corruption et d’enrichissement illicite, notamment pendant le règne de l’ancien président Ali Bongo Ondimba.

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La nomination de Kane à un poste clé au sein de la FEG soulève des questions quant à la véritable volonté des nouvelles autorités de la transition de restaurer l’intégrité et la transparence au sein des institutions gabonaises. Certains observateurs voient cette décision comme un pas en arrière dans la lutte contre la corruption et le népotisme qui ont caractérisé l’ancien régime.

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Il est à noter que Seydou Kane est associé à une clique d’hommes d’affaires d’origine étrangère tel que le Béninois Maixent Acrrombessi, souvent désignée sous le nom de « légion étrangère », qui aurait profité de ses liens politiques pour s’enrichir aux dépens du peuple gabonais. Sa nomination à la FEG, aux côtés d’autres personnalités controversées, soulève des inquiétudes quant à l’indépendance et à l’intégrité de cette organisation représentant les intérêts économiques du Gabon.

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Alors que le pays cherche à tourner la page sur une période marquée par la corruption et le népotisme, la nomination de Seydou Kane à un poste de responsabilité suscite des interrogations quant à la sincérité des efforts de réforme et de renouveau politique. Les attentes de la population pour une gouvernance plus transparente et équitable risquent d’être déçues si de telles nominations controversées continuent à se produire.