Depuis le coup d’État du 30 août 2023 qui a vu le Comité de Transition pour la Restauration des Institutions (CTRI) prendre le pouvoir au Gabon, la situation politique dans le pays est en constante évolution. Initialement annoncée comme une transition de deux ans au maximum avant le retour à l’ordre constitutionnel, la période de transition semble maintenant être sujette à des modifications, suscitant la confusion parmi la population et les médias.

En effet, alors que la transition devrait normalement prendre fin en 2025, les médias ont commencé à parler d’une transition politique s’étendant de 2024 à 2026 selon les informations reçues du Plan National du Développement pour la Transition (PNDT). Cette apparente prolongation d’un an a semé le doute et soulevé des questions quant à la légitimité et aux intentions du président de la transition, Brice Clotaire Oligui Nguéma, ainsi que de ses collaborateurs.

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Le programme de financement des projets prioritaires du CTRI annoncés pour la période 2024-2026 décliné dans le PNDT a alimenté les spéculations sur une éventuelle prolongation délibérée de la transition. Cette situation soulève des interrogations sur les motivations réelles derrière cette extension apparente, et si elle représente un changement stratégique dans les plans initiaux du CTRI.

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Face à cette confusion, la population gabonaise attend des éclaircissements de la part des autorités en place. Le respect des délais initialement annoncés et la transparence quant aux décisions politiques sont essentiels pour restaurer la confiance du peuple gabonais envers ses dirigeants et garantir une transition démocratique et pacifique.

Il est clair que la période politique à venir au Gabon sera cruciale, et seule la clarté et la transparence des autorités pourront garantir une transition politique stable et légitime pour le pays.

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