Aujourd’hui, le 21 février 2024, une scène inhabituelle a captivé les commerçants et les passants au marché d’Akournam 2, dans la commune d’Owendo. Un groupe de commerçantes s’est retrouvé face à une chouette, un oiseau souvent associé à la malchance et au malheur dans de nombreuses cultures africaines. Dans une réaction immédiate à la présence de l’oiseau, les femmes ont entonné des paroles pour conjurer le sort, avant qu’une d’entre elles ne prenne des mesures plus drastiques.

Sous les regards attentifs d’une foule de femmes, l’une des commerçantes a pris l’initiative de capturer la chouette et de l’asperger d’essence avant de la mettre en feu à l’aide d’une tige d’allumette. Cette réaction extrême témoigne de la profonde superstition entourant cet oiseau nocturne dans certaines régions d’Afrique subsaharienne.

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Au Gabon, ainsi que dans d’autres cultures africaines, la chouette et le hibou sont souvent considérés comme des oiseaux de mauvaise augure qui présagent le un mauvais sort, un symbole de mort imminente ou d’événements néfastes à venir. Pour certains, il est l’incarnation même d’un esprit malveillant en quête d’opportunités pour semer le chaos et le malheur.

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Cependant, cette réaction soulève des questions sur le rôle de la superstition dans la société moderne. Alors que de nombreuses personnes continuent de croire aux pouvoirs de la chouette en tant que porteur de malchance, d’autres remettent en question l’efficacité de telles croyances dans un monde où la science et la logique dominent.

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En fin de compte, l’incident au marché d’Akournam 2 met en lumière le conflit entre tradition et modernité, entre croyance et rationalité. Alors que certains continueront à se fier aux anciennes superstitions pour interpréter les événements, d’autres chercheront des explications plus rationnelles. Cependant, pour les femmes présentes ce jour-là, la décision de brûler la chouette était une réponse immédiate à une menace perçue, renforçant ainsi les liens entre la communauté et ses croyances séculaires.