Ernest Gaëtan Ayami, militant engagé pour les droits des populations locales de Leyima et Lekolo 2, se retrouve une fois de plus au cœur d’une affaire de répression militaire, cette fois entre les mains de la redoutée Direction Générale de la Recherche (DGR) de Franceville. Après avoir été arrêté à deux reprises, puis libéré, il a été à nouveau appréhendé et est actuellement détenu, dans des circonstances troublantes.

Des rapports alarmants indiquent que Gaëtan Ayami aurait été soumis à des traitements inhumains, notamment en étant rasé de force, une pratique répressive réservée par le commando d’Oligui Nguéma à tous ceux qui osent s’opposer à son régime et à son cercle d’amis. Cette brutalité, qui vise à intimider et à réduire au silence les voix dissidentes, est le reflet d’un climat de répression croissant dans le pays depuis la supposée « libération » du pays.

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En prenant la décision d’arrêter Gaëtan Ayami, Oligui Nguéma a clairement choisi de soutenir les intérêts de la Comilog, au détriment des aspirations légitimes des populations locales. Il est évident que cette arrestation arbitraire s’inscrit dans une stratégie visant à museler toute revendication et à maintenir un contrôle absolu sur la région.

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Face à cette injustice flagrante, les habitants de Leyima et Lekolo 2 sont appelés à se montrer solidaires envers leur porte-voix, Ernest Gaëtan Ayami. Sa lutte en faveur de leurs droits et de leur bien-être mérite d’être soutenue, et son incarcération injuste ne peut rester impunie.

La répression politico-militaire ne saurait étouffer la voix d’un peuple épris de justice, et la solidarité de la communauté est essentielle pour faire entendre leur appel à la libération de Gaëtan Ayami.

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