Le village Nkani, niché dans le département du Haut-Ntem à Minvoul, province du Woleu-Ntem (Nord), a été le théâtre d’un incident tragique le 2 février dernier. Ce qui devait être une simple rencontre entre amis, autour de quelques verres d’alcool, a rapidement dégénéré en une violente altercation, laissant l’un des convives gravement blessé.

D’après les informations recueillies par l’Agence Gabonaise de Presse (AGP) auprès des autorités locales, la soirée a débuté de manière conviviale. Maximilien Essame Essono, âgé de 31 ans et originaire du Cameroun, accompagné de son compatriote Steeve Mba Edzidzi, âgé de 36 ans, ainsi qu’un troisième ami non identifié, ont décidé de faire la tournée des bars du village, avant de se diriger vers le village voisin de Moume pour poursuivre leur beuverie.

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Cependant, le retour à Nkani s’est avéré être le point de départ des événements tragiques. Dans un état d’ébriété avancé, Maximilien Essame Essono s’est rendu compte que son argent, cinq mille francs pour être précis, avait disparu de ses poches. Soupçonnant immédiatement son ami Steeve Mba Edzidzi de lui avoir dérobé ses biens, une dispute éclata entre les deux hommes. Or les témoignages rapportent que l’agresseur irraisonné avait remis cet argent à une autre personne qui s’était déplacé pour aller recueillir le vin de palme en forêt.

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La situation s’est rapidement envenimée, et la bagarre a pris une tournure dramatique lorsque Steeve Mba Edzidzi a sorti un couteau et poignardé Maximilien Essame Essono à plusieurs reprises, le laissant gisant dans une mare de sang. Heureusement, la victime a été rapidement transportée au Centre Hospitalier Régional d’Oyem (CHRO), où son état a été stabilisé, écartant ainsi le danger vital.

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Quant à l’agresseur, il a été appréhendé par les autorités et placé sous mandat de dépôt à la prison centrale d’Oyem le 5 janvier. Cet incident tragique rappelle les dangers de la consommation excessive d’alcool et soulève des questions sur la sécurité dans les zones rurales où les ressources en matière de maintien de l’ordre peuvent être limitées.