Une controverse secoue la scène politique gabonaise suite à la nomination de Bienvenu Effayong Obiang, plus connu sous le nom de « Bitome », au poste de Chargé d’Études du Directeur Général de l’AGASA. Cette décision, entérinée lors du dernier Conseil des Ministres le 07 février dernier, a suscité de vives réactions parmi les citoyens et les observateurs politiques.

L’annonce de la nomination de « Bitome » a jeté un éclairage cru sur les pratiques de nomination dans le pays. De nombreux commentateurs soulignent le caractère préoccupant d’une culture où il semblerait suffire de louer publiquement le CTRI pour obtenir un poste de responsabilité. Cette pratique, largement décriée, alimente les craintes quant à l’intégrité et à la compétence des hauts fonctionnaires nommés dans le pays.

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La réputation de « Bitome » n’a pas joué en sa faveur dans cette affaire. Connu pour son opportunisme politique et son adaptabilité à toutes les circonstances, il est perçu par de nombreux Gabonais comme un individu peu qualifié pour assumer des responsabilités importantes au sein de l’administration. Son passé de « larbin politique » et son « caractère caméléonesque » décrits par beaucoup au sein de la société civile gabonaise ne sont pas des atouts pour occuper un poste clé, surtout à un moment où le pays aspire au changement et à la transparence.

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Cette nomination contestée soulève des questions fondamentales sur les critères de sélection et de nomination des responsables au sein des administrations publiques. Alors que le Gabon cherche à se tourner vers l’avenir et à promouvoir une gouvernance plus responsable, il est impératif que les nominations soient basées sur le mérite, la compétence et l’intégrité, plutôt que sur des considérations politiques ou personnelles.

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En attendant, la nomination de « Bitome » continue de faire grincer des dents et de susciter des interrogations quant à la direction que prendra l’administration gabonaise dans les mois à venir. Les citoyens restent vigilants et espèrent que leurs préoccupations seront prises en compte par les nouvelles autorités de la transition.