Une récente annonce de démission a secoué les coulisses de la Fédération Camerounaise de Football (Fécafoot) et a attiré l’attention sur les jeux de pouvoir qui se déroulent en coulisses. Samuel Eto’o, légende vivante du football camerounais et ancien capitaine des Lions Indomptables, aurait décidé de quitter son poste de président de la Fécafoot. Cependant, cette décision semble être entourée de controverses et de soupçons quant à ses motivations réelles.

Dans un communiqué de presse N°011, daté du 05 février 2024, le Secrétariat Général de la Fécafoot a révélé que le Comité Exécutif (ComEx) avait reçu la lettre de démission de Samuel Eto’o lors d’une réunion tenue à l’Hôtel Hilton de Yaoundé. Cette rencontre était dédiée à l’examen du bilan de l’équipe nationale à la récente Coupe d’Afrique des Nations (CAN) encore en cours en Côte d’Ivoire.

Lire aussi:  [Urgent] Samuel Éto'o élu à la tête de la FECAFOOT

Selon le communiqué, le ComEx aurait rejeté la démission de Samuel Eto’o et lui aurait renouvelé sa confiance. Cependant, des voix s’élèvent pour remettre en question la légitimité de cette démission et suggérer qu’elle pourrait être une mise en scène footballistico-administrative .

En effet, des observateurs pointent du doigt le fait que la démission de Samuel Eto’o aurait présenté sa démission devant le ComEx, alors que, selon les règles internes de la Fécafoot, le président est élu par l’Assemblée Générale. Par conséquent, le ComEx n’aurait pas compétence pour recevoir sa démission, et si Samuel Eto’o démissionnait, cela entraînerait également la démission des membres du ComEx.

Lire aussi:  [CAN 2023] Finale explosive entre la Côte d'Ivoire et le Nigeria ce dimanche

Cette situation soulève des questions sur les enjeux footballistiques et les luttes de pouvoir au sein de la Fécafoot. Certains spéculent que la démission de Samuel Eto’o pourrait être une manœuvre pour consolider ou perturber les alliances au sein de la fédération, tandis que d’autres suggèrent qu’elle pourrait être liée à des désaccords internes ou à des pressions extérieures après la débâcle en Côte d’Ivoire.

Lire aussi:  En 18', le Cameroun égalise 3 buts et gagne le match grâce au prodigue Aboubakar

Quelle que soit la véritable raison derrière cette démission, une chose est claire : elle met en lumière les tensions et les rivalités qui persistent dans le monde du football camerounais, et souligne la nécessité d’une transparence et d’une gouvernance équitable au sein de la Fécafoot.

À ce stade, il reste à voir comment cette affaire évoluera et quelles en seront les implications pour l’avenir du football au Cameroun.