Ce 07 février 2024, les attentes des candidats au concours pour le recrutement des Auditeurs de la 8ième Promotion de l’Institut de l’Economie et des Finances Pôle Régional de formation des Régies Financières de la CEMAC ont finalement trouvé leur réponse. Cependant, ce dénouement tant espéré n’a pas été exempt de controverses.

Initialement prévus pour être annoncés en janvier, les résultats ont été publiés dans l’édition du journal « L’Union » de ce mercredi 07 février. Une attente prolongée qui a laissé place à des interrogations quant à la transparence du processus de correction. En effet, selon les informations relayées par le Directeur Général de l’Institut, la correction aura nécessité un délai de deux mois, pour un nombre d’approximativement 2000 candidats.

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Cependant, malgré cette apparente diligence, les résultats proclamés n’ont pas été accueillis favorablement par tous. Des voix dissidentes, notamment celles des observateurs de la société civile, s’élèvent pour dénoncer ce qu’ils qualifient de « résultats taillés sur mesure » afin de satisfaire des intérêts particuliers des « copains et coquins », faisant allusion à des pratiques de favoritisme et de népotisme.

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De nombreux candidats expriment leur mécontentement et leur frustration face à ces résultats. Pour eux, ces résultats non représentatifs de la réalité du concours soulèvent des doutes quant à l’équité du processus de sélection. Certains vont même jusqu’à remettre en question l’intégrité morale de nouveaux dirigeants, affirmant que les anciennes pratiques perdurent, plongeant ainsi le pays dans un cycle de népotisme sans fin.

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Face à ces critiques, l’Institut de l’Economie et des Finances Pôle Régional de formation des Régies Financières de la CEMAC et le Ministère de l’Économie du Gabon n’ont pas encore réagi. Cependant, l’opinion publique attend avec impatience des clarifications sur la validité et l’intégrité du processus de sélection. En attendant, ces accusations risquent de jeter une ombre sur la crédibilité de l’Institut et de ses procédures de recrutement à l’heure où l’on chante « l’essor vers la félicité ».