Dans une décision qui a suscité une vague de critiques et de controverses, Nathalie Obone Obiang, épouse de Gervais Oniane, Conseiller Spécial du chef de l’État, a été nommée le 28 décembre dernier aux côtés de son mari pour la même fonction auprès du président de la transition. Cette nomination, entérinée par Conseil des Ministres, soulève des questions sur le népotisme au sein des nouvelles autorités gabonaises et ternit la crédibilité de la transition en cours.

Cette décision a ravivé les soupçons de favoritisme et de pratiques peu transparentes au sommet de l’État, alimentant ainsi les inquiétudes quant à l’éthique et à l’intégrité des dirigeants. Le fait que Nathalie Obone Obiang soit nommée pour occuper un poste aux côtés de son mari soulève des préoccupations légitimes quant à l’équité des processus de recrutement et de sélection des hauts fonctionnaires.

Lire aussi:  Séraphin Moudounga, l'un des profito-situationistes nommés au CESE

Cette affaire n’est malheureusement pas un cas isolé. Elle s’inscrit dans un contexte plus large de pratiques de népotisme et de favoritisme qui ont émaillé l’administration gabonaise ces dernières années. L’affaire Laurence Ndong, où l’époux de cette dernière a été nommé Directeur Général Adjoint de l’Économie Numérique, est un exemple frappant de cette tendance préoccupante.

Lire aussi:  Régis Massimba porté à la tête du Conseil d'Administration d'IGIS

Le népotisme, en plus de compromettre la méritocratie et l’égalité des chances, sape également la confiance du public dans les institutions gouvernementales. Il crée un sentiment d’injustice et de frustration parmi les citoyens qui voient les postes de pouvoir être attribués sur la base de relations personnelles plutôt que de compétences et de qualifications.

Le Gabon, longtemps surnommé la « République des copains et des coquins » en raison de ses pratiques politiques discutables, semble malheureusement confirmer cette réputation avec ces récentes nominations controversées. Si le pays aspire à une gouvernance transparente et responsable, il est impératif que des mesures concrètes soient prises pour lutter contre le népotisme et promouvoir une culture de méritocratie et d’intégrité au sein de l’administration publique.

Lire aussi:  Le Général Brice Clotaire Oligui Nguéma envisage de vendre le Palais parisien des Bongo

En fin de compte, il est essentiel que les autorités gabonaises prennent des mesures décisives pour mettre un terme à ces pratiques néfastes et restaurer la confiance de population envers l’Exécutif. Seule une gouvernance éthique et responsable peut garantir un avenir prospère et équitable pour tous les Gabonais.