Au cœur de la vie quotidienne au Gabon, émerge une réalité frappante : le bon sens, une qualité essentielle qui semble être la chose du monde la moins partagée. Dans un pays riche en diversité culturelle et naturelle, la question persiste : pourquoi le bon sens demeure-t-il une faculté aussi rare au Gabon ?

Les rues de Libreville, les marchés animés et même les couloirs du pouvoir semblent souvent émaillés par des décisions étonnantes et des comportements qui défient toute logique. Que ce soit dans la gestion des ressources naturelles, les politiques publiques ou même les interactions quotidiennes, le constat récurrent est celui d’un bon sens qui peine à s’épanouir.

Lire aussi:  Les pygmées de Minvoul désapprouvent Aubameyang

Certains attribuent ce phénomène au poids de la bureaucratie, d’autres à des héritages historiques complexes ou à la politisation de tous les domaines de la vie. Quelle qu’en soit la raison, la nécessité d’une injection massive de jugeote dans les prises de décision et les actions quotidiennes devient de plus en plus évidente.

Pourtant, il y a des lueurs d’espoir. Des initiatives communautaires, des organisations de la société civile et des individus cherchent activement à promouvoir le culte de l’excellence et l’attachement aux valeurs cardinales dans différentes sphères de la société gabonaise. Que ce soit par le biais de campagnes éducatives, d’ateliers de sensibilisation ou de projets axés sur le développement durable, ces acteurs luttent pour inverser la tendance.

Lire aussi:  Quand la révolution des casseroles dévient un challenge de la plus belle marmite du Gabon

Il est crucial de reconnaître que le bon sens ne relève pas seulement des politiques gouvernementales, mais aussi de l’éducation et de la sensibilisation à tous les niveaux. Encourager le dialogue ouvert sur la nécessité du bon sens peut être le premier pas vers un changement significatif.

En fin de compte, le Gabon est confronté à un défi majeur : comment partager et cultiver le bon sens de manière plus équitable pour le bien-être de la société dans son ensemble ? C’est une question qui mérite une réflexion sérieuse et une action concertée de la part de tous les acteurs, des citoyens ordinaires aux dirigeants, pour construire un avenir où le bon sens n’est plus une rareté, mais une norme partagée.

Lire aussi:  [Éducation] La plateforme Xgest inaccessible. Élèves et parents désemparés — La honte.