Lambaréné, Gabon — Une ombre sombre plane sur la justice et les droits fondamentaux alors que Guy Roger Mbadinga, un camionneur gabonais de 49 ans, croupit en prison depuis deux semaines pour avoir courageusement dénoncé le racket perpétré par des agents des forces de l’ordre dans la province du Moyen-Ogooué.

L’affaire a débuté lorsque sieur Mbadinga a levé le voile sur des pratiques douteuses au sein des forces de l’ordre qui opèrent sur la route nationale. Au lieu de recevoir reconnaissance et protection pour son acte civique, il a été interpellé par les éléments de la gendarmerie de Lambaréné. Une arrestation qui a envoyé un signal alarmant sur la répression de la liberté d’expression.

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Placé sous mandat de dépôt à la maison d’arrêt de Lambaréné, Guy Roger est privé de sa liberté pour avoir simplement dénoncé des actes répréhensibles. Cette détention suscite des inquiétudes quant au respect des droits fondamentaux et à l’utilisation abusive du pouvoir par certaines autorités.

Les défenseurs des droits de l’homme et plusieurs organisations de la société civile ont déjà exprimé leur préoccupation face à cette détention qui semble être une réaction disproportionnée à un appel à la transparence. Ils appellent à une enquête indépendante sur l’affaire et à la libération immédiate du routier.

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Dans un climat où la lutte contre la corruption et les abus de pouvoir devrait être encouragée, cette affaire met en lumière la fragilité de la démocratie et de la justice au Gabon. Il est crucial que la vérité prévale et que les voix courageuses comme celle de Guy Roger Mbadinga soient protégées plutôt que réprimées.

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Nous exhortons les autorités à réévaluer la situation de M. Mbadinga, à garantir ses droits fondamentaux et à prendre des mesures pour prévenir de telles représailles à l’avenir. La véritable justice ne peut être servie que lorsque ceux qui cherchent à améliorer la société sont traités équitablement et non criminalisés.