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Le Comité de la Transition pour la Restauration des Institutions (CTRI) a, dans un communiqué N°032, annoncé l’ « application de la politique de tolérance zéro face à la recrudescence des violences en milieu scolaire » en pointant les débits des boissons à proximité comme les principaux responsables de ces actes.

Le CTRI a ordonné, ce vendredi 8 décembre, la fermeture des bars jouxtant les établissements scolaires en journée pour résorber, disent-ils « le phénomène de violence en milieu scolaire ». Une vraie-fausse solution, estiment certains observateurs. Fermer un débit de boisson pour lutter contre la violence en milieu scolaire n’est pas une solution, mais plutôt un problème de plus, d’autant plus que les auteurs de ces actes agissent le plus souvent sous l’effet des stupéfiants vendus au quartier ou même au sein des établissements scolaires en question.

Le laxisme des surveillants qui laissent certains élèves entrer au sein de l’établissement avec des objets contondants dans leurs cartables est surtout un point sur lequel il faut mettre l’emphase. Pire encore, certains voyous se revêtent de l’uniforme de certains établissements scolaires pour passer outre le contrôle d’accès afin d’aller vendre des stupéfiants à l’intérieur aux élèves derrière les bâtiments. C’est un secret de Polichinelle !

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Si les débits de boissons à proximité des établissements scolaires posent un problème d’insécurité, la solution n’est certainement pas de fermer les bars environnants parce que les élèves n’hésiteront pas à parcourir des kilomètres pour consommer de l’alcool. D’autres en boiront même depuis chez eux, si tel est vraiment le cas. Au lieu de priver les Gabonais de leurs sources de revenus dans un contexte économique très tendu marqué par la cherté de la vie entretenue à dessein, il serait plus louable de réguler l’accès en interdisant, par exemple, aux élèves de ne pas y accéder aux heures de cours. Les tenanciers qui outrepasseraient cette mesure pourraient alors être sanctionnés.

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Par ailleurs, il faudra également songer à faire fermer les bars de fortune ouverts à proximité des entreprises et des administrations publiques pour une meilleure productivité au travail. Car beaucoup d’employés désertent leurs lieu de travail pour se réfugier dans les débits de boissons aux alentours en galente compagnie. Ce qui ralentit le service administratif avec une mauvaise qualité de rendement.

Pour ceux qui ne le savent pas ou feignent de l’ignorer, à l’intérieur des casernes militaires et certains commissariats, il y a des bars. Pourtant malgré les violences et abus perpétrés par les militaires et dénoncés par la société civiles, la ventre d’alcool n’a jamais été interdite. Au lieu dit « 9 étages » vers Cinéma le Komo, par exemple, il y a une grande barrière dans laquelle se trouve un bar à ciel ouvert où les agents de la Préfecture de Police, de la GR juste à côté ou de la DSU en face vont consommer des boissons alcoolisées aux heures de travail et en uniforme.

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Le commissariat de Nkembo a même le « privilège » d’abriter à son sein un « snack-bar » avec des lumières et jeux de hasard pourtant interdit dans certains lieux. À la Prison Centrale de Libreville, les Camions de Sobraga livrent même la boisson à l’intérieur de l’établissement qui abrite un restaurant-bar ouvert même aux usagers de l’administration pénitentiaire.

S’il faut fermer les bars à proximité des établissements scolaires pour lutter contre les actes de violence en milieu scolaire, il paraît logique de fermer les bars tenus à l’intérieur même des casernes militaires pour résorber le phénomène de violence imputée aux agents de force de défense et de sécurité.


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