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Le 2 novembre dernier, les employés de Clean Africa, entreprise chargée de la collecte et du ramassage des ordures ménagères à Libreville, ont enclenché une grève générale illimitée pour protester contre des salaires de misère et les ruptures abusives des contrats de travail. Les responsables de l’entreprise ont appelé la police pour appréhender les grévistes.

Sans équipements de protection adéquats, exposés aux maladies de toute sorte dans l’exercice de leur travail, les agents de Clean Africa réclament des meilleures conditions de vie et de travail ainsi qu’un suivi médical conséquent. Alors que la direction de l’entreprise continue de faire la sourde oreille face aux revendications légitimes des employés, ces derniers ont initié un moment d’humeur le 2 novembre 2023. Huit (8) d’entre eux ont été appréhendés et enfermés dans une cage tels des primates dans un lieu identifié comme le Commissariat de Sogatol, dans le 5e arrondissement.

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« Vendredi, ils ont appelé la DSP [Direction de la Sécurité Publique, NDLR] qui est arrivée. La DSP en arrivant, ils ont vu qu’on était juste assis, ils nous ont brutalisé. On était seulement là assis, personne n’est allée travailler », déclare l’un des employés sous anonymat à nos confrères de Gabonactu.

« On a un collègue qui est au niveau de la direction générale, il est superviseur. C’est lui qui va inventer des situations sur nous, soit disant : nous avons cassé nos camions, quelque-chose que nous n’avons pas fait, nous avons barré la route, quelque-chose que nous n’avons pas fait et que nous avons cassé la voiture d’un particulier, quelque-chose que nous n’avons pas fait. C’est plutôt lui-même, le monsieur, il s’appelle Youssouf qui a appelé la DSP. C’est lui-même qui a cassé la vitrine de la voiture d’un particulier. Il a appelé la DSP, la DSP n’a pas cherché à comprendre, ils ont ramassé nos collègues », a confié à Gabonactu, un employé visiblement exaspéré.

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La grève est un droit constitutionnel garantie dans toutes les démocraties modernes. Arrêter des individus parce qu’ils réclament des meilleurs conditions de travail et les enfermer dans des cages comme des singes qu’on amène au zoo est une double offense qui constitue une violation flagrante des Droits de l’Homme. Les agents de force de l’ordre, au lieu de cautionner l’injustice et de l’amplifier, devrait plutôt veiller au strict respect de la loi et de la dignité humaine. La vie d’un policier ne vaut pas plus que celle d’un civil.

Il convient ici de rappeler que certains chefs d’entreprises et responsables d’administrations fourbes paient aux forces de sécurité et de défense le fameux « coca », « carburant » ou « saluent le képi du chef » pour qu’ils agissent selon leurs souhaits foulant au pied les valeurs cardinales de la justice gabonaise. « Transition » ne signifie « transgression » de la déontologie. Ce n’est pas non plus synonyme de capharnaüm où certains privilégié s’illustrent par des abus et exactions en tout genre et jouissent d’une impunité sans être rappelés à l’ordre par leur hiérarchie.

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Pour le respect de la vie humaine, les conditions d’arrestation et des détentions dans les commissariats et maisons d’arrêt doivent être améliorées pour correspondre aux standards internationaux en matière de Droits de l’Homme. Une cage faite de barres de fer soudées ne saurait être considérée comme une cellule. Même les associations de préservation des droits des animaux lutte contre la détention des animaux dans des cages et combien à plus forte raison un être humain ?


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