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Le Général Brice OLIGUI NGUEMA a annoncé le retour du service militaire obligatoire au Gabon. Cette décision marque un tournant dans l’histoire du pays et suscite des débats passionnés quant à son efficacité et son impact sur la société gabonaise.

Le service militaire obligatoire a une longue histoire au Gabon, remontant à l’année de l’indépendance en 1960. À l’époque, il était perçu comme un moyen pour le pays de forger sa propre identité nationale, de garantir sa sécurité intérieure et de former sa propre défense. Les jeunes hommes âgés de 18 à 27 ans étaient tenus de s’engager pour une durée de 9 mois.

Cependant, le service militaire obligatoire a été aboli en 2001 en raison de la controverse qu’il suscitait au sein de la population. De nombreux Gabonais le considéraient comme une atteinte aux droits de l’homme, et il avait perdu sa légitimité.

L’annonce du retour du service militaire a été accueillie avec enthousiasme par de nombreuses personnes, qui voient en cette initiative un moyen de renforcer l’amour de la nation et de lutter contre certains maux sociaux. Les commentaires positifs sur les réseaux sociaux soulignent l’importance de l’éducation civique et de l’engagement envers le pays.
« Beaucoup de pays utilisent le service militaire obligatoire, et cela renforce l’amour de la nation. Pour ma part, c’est une bonne initiative qui permettra d’éviter aux jeunes de s’adonner à des activités futiles sur les réseaux sociaux », déclare un internaute.

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« Moi, je suis prêt. J’aime trop mon pays le Gabon », affirme un autre. « C’est enfin notre essor vers la félicité », commente un troisième.
Pourtant, au milieu de cette réjouissance, des doutes subsistent quant à l’efficacité du service militaire obligatoire. Les militaires eux-mêmes, que nous côtoyons au quotidien, donnent parfois l’impression de ne pas montrer l’exemple en matière de discipline. Corruption, ivrognerie, grossièreté et comportements inappropriés sont des maux qui entachent la réputation de l’armée.

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Malgré le service militaire, la police et la gendarmerie sont parmi les premiers à se livrer au racket des chauffeurs de taxi, une réalité bien connue de tous. Cette indiscipline notoire des forces de l’ordre laisse planer un doute sur l’efficacité du service militaire obligatoire en tant que solution.

Les forces de l’ordre, notamment la Police et la Gendarmerie, ne sont pas épargnées par ces critiques. Les actes de racket envers les chauffeurs de taxi, connus de tous, font douter de l’efficacité de ce programme, en particulier lorsque les forces de l’ordre ne semblent pas être concernés par la Transition en cours.
« La véritable discipline ne découle pas de la contrainte, mais de la conviction intérieure », disait Martin Luther King Jr.

Peut-être est-il temps de réfléchir à d’autres moyens pour améliorer la société gabonaise. Au lieu de se concentrer sur la formation militaire, le Général Président pourrait envisager un programme d’éducation civique solide visant à renforcer le sentiment d’appartenance à la nation et à inculquer des valeurs à chaque citoyen. Le service militaire, bien qu’important, ne peut être la panacée.

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Comme le souligne Nelson Mandela : « L’éducation est l’arme la plus puissante que vous pouvez utiliser pour changer le monde ». Au lieu de mettre en avant le service militaire obligatoire, le Gabon pourrait investir dans un programme d’éducation civique et morale qui aide les Gabonais à comprendre et à valoriser leur nation. La formation militaire ne change pas fondamentalement les individus, elle révèle simplement la personnalité cachée de chacun.

Plutôt que de briller dans la discipline, les forces armées devraient se concentrer sur la prévention des abus de pouvoir et l’instauration d’une culture de respect. Le patriotisme ne s’apprend pas par la force, mais par l’éducation, la compréhension et le respect des valeurs de la nation.

© Cephas l’Ermite


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