Selon des messages largement relayés sur les réseaux, WhatsApp en particulier, la Présidence de la République gabonaise recruterait pour le compte de plusieurs entreprises. Plusieurs Gabonais en situation de chômage se sont donc rués vers le parvis de l’institution pour déposer leurs dossiers avant d’être douchés par le caractère faux de cette annonce.

Depuis ce mercredi 27 septembre 2023, plusieurs messages dont le destinateur reste encore non identifié ont été transférés plusieurs fois sur WhatsApp. Ceux-ci informent que les autorités de la transition recruteraient plusieurs profils. Ce qui a occasionné des attouchements devant l’entrée du secrétariat de la présidence obligeant ainsi le Comité de Transition pour la Restauration des Institutions (CTRI) à réagir.

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En réalité, le Secrétariat de la Présidence de la République gabonaise enregistre les dossiers de demande aide depuis lundi en catimini. Selon des sources internes, les demandes d’emploi représenteraient plus de 80% des demandes d’aide reçues. Et l’information a été déformée pour être présenté comme un recrutement. Mais comme les gens ont vulgarisé l’information et avec la force des réseaux sociaux, plusieurs personnes ont été mise au courant.

Pour éviter les attroupements, ils ont publié un démenti sur Gabon 24 hier soir et bloqué l’accès à la Présidence ce matin. Malgré cela, plusieurs jeunes gabonais à la recherche d’emploi se sont retrouvés piégés à l’extérieur sous la fine pluie qui a marqué la matinée de ce jeudi 28 septembre, des enveloppes kaki A4 en main.

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Le CTRI menace d’entreprendre des actions contre les auteurs de ces messages et met en garde contre les actes susceptibles de créer des tensions sociales. Mais ce que les autorités devraient comprendre c’est que les jeunes gabonais sont en quête d’emploi. Ils ne font pas semblant. Avec les recrutements à la fonction publique gelés depuis près d’une décennie, le taux de chômage a atteint des proportions inquiétantes. D’autres, considérés comme une « génération maudite » sont frappés par le critère d’âge qui les empêche de participer aux différentes concours et opportunités qui fixe l’âge limite entre 18 et 28 ans.

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Le chômage au Gabon n’est pas une fiction. Les pensions-retraites, c’est bien, la bourse au lycée et au collège c’est bien. Mais l’emploi pour les jeunes doit également être l’une des priorités de cette transition.