En prélude à la rentrée des classes 2023-2024, le Président de la transition, Brice Clotaire Oligui Nguema a annoncé la gratuité des inscriptions et réinscriptions tout précisant le caractère facultatif des frais d’APE. Si la nouvelle a été bien accueillie par les parents d’élèves, ce n’est pas le cas pour certains chefs d’établissements véreux qui y voient une opportunité d’enrichissement leur filer entre les doigts.

Le 15 septembre dernier par courrier N°19/MENFC/SG/DAPE, le Directeur d’Académie Provinciale de l’Estuaire, Fortuné Nguema Owono a notifié à l’Inspecteur, Chef de la Circonscription Scolaire Libreville – Centre de la suspension à titre conservatoire d’un chef d’établissement primaire publique du 3e arrondissement de Libreville.

« Suite à l’incident survenu à l’établissement soumis à sa charge en date du 12 septembre 2023, il appert que Madame Mengue M’Engo Aude, Directrice de l’Ecole Publique d’Akébé 1A, matricule 180 699 R, a agi en violation flagrante du communiqué 008 du Comité pour la Transition et la Restauration des Institutions (CTRI), en date du 08 septembre 2023, appuyé par la Circulaire N°0002/MENFC du 13 septembre 2023 portant sur la gratuité des frais d’inscription et de réinscription dans les établissements d’enseignement primaire, secondaire général, technique et professionnel du secteur public mais aussi du secteur privé laïc et confessionnel ayant reçu des élèves orientés par l’Etat », peut-on lire dans la lettre.

Le DAPE renchérit : « pour des mesures conservatoires et en attendant l’aboutissement de l’enquête en cours, cette dernière est momentanément suspendue de ses fonctions de Directrice de l’Ecole Publique d’Akébé 1/A. Pendant cette période, l’intérim sera assuré par Madame Mengue M’Ondo Harmelle Epse Nzogho Mintsa, Institutrice Principale, Matricule 138 334 W ».

Mengue M’Engo Aude, Directrice de l’École Publique Akébé 1 avait décidé, contrairement aux instructions de la tutelle et au grand dam des parents d’élèves, de vendre les enveloppes kaki A4 qu’elle ferait passer pour des enveloppes personnalisées au prix de 1000 FCFA l’unité. Une surfacturation insolente pour un article coûtant cinq fois moins, c’est-à-dire 200 FCFA, dans les boutiques de proximité.

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Le cas de Mengue M’Engo Aude n’est pas un cas isolé. Des situations similaires ont été signalées dans plusieurs établissements publics tels que le CES Nelson Mandela qui conditionnent l’inscription à l’achat sur place de cette enveloppe kaki A4 sur laquelle le nom de et la classe de l’apprenant sont déjà imprimés. Au lycée Raymond Bouka c’est pire, les responsables de l’APE exigent aux parents de payer des frais au risque que leurs enfants n’obtiennent de dossiers scolaires ou n’accèdent aux salles de classe. Tout ça au nez et à la barbe de Madzou Omer, le chef d’établissement.

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Vu comment les choses sont parties, plusieurs têtes vont encore tomber pour assainir les établissements scolaires publics gérés par des responsables véreux qui prennent les établissements pour leurs entreprises et les élèves, leurs clients.