L’étau se resserre de plus en plus autour du pouvoir qui use désormais de toute sorte de stratagèmes pour dissimuler une possible forfaiture au lendemain du 26 août 2023.

Après le retrait de la mission d’observation de l’Union Européenne dans la supervision des élections du 26 août prochain, eu égard au traitement qu’elle a subi de la part des autorités gabonaises (écoute téléphonique, accusations d’ingérence, etc), le gouvernement gabonais refuse désormais l’accès aux journalistes internationaux désireux de couvrir l’événement.

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« Pour la première fois de son histoire depuis le retour du multipartisme, le Gabon va organiser des élections présidentielles sans observateurs internationaux et sans journalistes de la presse internationale », a déclaré l’économiste et membre de la société civile Mays Mouissi sur X (anciennement Twitter).

Ce n’est pas la première fois que le Gabon refuse l’accès à son territoire aux journalistes étrangers, en février dernier, Maria Malagardis, journaliste pour le media Libération s’est vue refuser sa demande de visa. Elle souhaitait se rendre au Gabon pour couvrir le One Planet Summit (OFS) tenu du 1er et 2 mars 2023. Une décision justifiée par le fait qu’elle avait réalisé un reportage sur les enfants qui travaillent à la décharge de Mindoubé.

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Avec une élection présidentielle sans mission d’observation et sans journalistes internationaux, le pouvoir multiplie les techniques pour passer sous silence les possibles tripatouillages des urnes et les tueries qui pourraient en résulter de la contestation populaire. Le film d’août 2016 est encore frais dans la mémoire collective des Gabonais.