C’est officiel ! La France va utiliser le Gabon comme base arrière pour l’intervention militaire au Niger au mépris des conséquences politiques, économiques et militaires qu’une telle implication pourrait engendrer. Et dire que le pays va célébrer ce 17 août, son 63e anniversaire de l’accession à la souveraineté internationale.

Difficile de cacher leur jeu plus longtemps, les services secrets nigériens ont reçu des renseignements sur une éventuelle intervention militaire en préparation depuis deux (2) pays de l’Afrique Centrale. Il s’agit du Tchad et du Gabon. Si le Gabon n’engage pas directement ses soldats à la guerre, la base militaire française au Gabon servira de base arrière opérationnelle. En d’autres termes, c’est de Libreville que partiront les troupes françaises pour opérer au Niger.

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Malheureusement, le Gabon n’est pas à son premier coup. Le Gabon a déjà servi de base arrière opérationnelle lors de la guerre du Biafra qui a vu l’adoption de plusieurs orphelins de guerre par les oligarques gabonais ainsi que lors du coup d’état Jules Olympio, en République de Centrafrique. Aujourd’hui au Nigeria, par exemple, les Gabonais ne sont pas du tout bien vus.

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La démocratie signifie le pouvoir du peuple par le peuple et pour le peuple. Si un « coup d’État » est massivement soutenu par le peuple, on appelle ça un coup d’Etat démocratique, voir une opération visant à restaurer l’État de droit. La CEDEAO, composée bien souvent de présidents mal élus et corrompus, ainsi que ses parrains occidentaux, toujours prompts à vanter la démocratie sans jamais la pratiquer, seraient bien avisés d’éviter d’attaquer la volonté du peuple nigérien, afin d’éviter une contestation sous régionale sans précédent de l’impérialisme occidental.

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En acceptant de servir de base arrière pour une intervention militaire au Niger, le Gabon s’engage indirectement aux côtés de la France dans une guerre contre le Niger pour la préservation des intérêts français. Que gagne réellement le Gabon en prenant de tels risques ? La protection militaire française ? Le maintien d’Ali Bongo au pouvoir quoi qu’il en coûte ? Des privilèges économiques insoupçonnés ? Nous voici déjà en août 2023.