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Glen-Patrick Moundende n’est plus. Le jeune homme originaire de Mandji-Ndolou a été tué le vendredi 21 juillet alors qu’il revendiquait une meilleure répartition des richesses de notre sol et sous-sol. Il avait fait une prise d’otages avortée et tiré sur un gendarme à la main. Il vivait désormais en cavale, retranché dans la forêt.

Après plusieurs jours de concertation, sa famille a brisé enfin le silence ce jour lors d’un point de presse pour faire la lumière sur les circonstances du décès de leur regretté fils. Voici les 6 choses à savoir sur le meurtre de Glen-Patrick Moundende, selon sa famille.

  1. Glen a été tué par balle dans son sommeil vers 22 heures sur un lit devant témoin. Il était désarmé et n’avait pas de moyen de se défendre. Il ne représentait donc plus une menace.
  2. La femme prise en otage a déclaré quelque temps plutôt qu’elle a été bien traitée et n’a subi aucun sévice corporel de la part de son kidnappeur. Devant les caméras et l’influence des autorités politiques, elle a changé de version présentant désormais Glen comme un violeur.
  3. Si les faits de prise d’otages et de tir sur un gendarme sont avérés, l’acte d’agression sexuelle reste, jusqu’à preuve du contraire, un montage honteux pour salir la mémoire du regretté Glen. La famille demande une contre-expertise.
  4. Alors qu’il était encore en cavale, la maison et le verger de Glen-Patrick Moundende ont été réduits en cendres par le commando lourdement armé qui en avait après lui. Pourtant cette maison abritait une famille qui, aujourd’hui est à la belle étoile.
  5. Après l’assassinat de Glen, son corps a été acheminé vers une maison des pompes funèbres à l’insu de la famille. Informée, celle-ci a entrepris des démarches en vue de récupérer le corps pour l’inhumation. Il leur a été demandé de se rendre au parquet de Mouila et les procédures sont loin d’être abouties.
  6. La famille s’excuse pour les faits d’enlèvement et de tir sur le gendarme reprochés à leur fils décédé et remercie les personnes qui se tiennent à leurs côtés dans cette douloureuse épreuve.
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Une bien sombre histoire qui met en lumière un État qui préfère exécuter ses citoyens et monter des scénarios post mortem pour accabler davantage la famille plutôt qu’à créer un environnement inclusif où les autochtones se sentent impliqués dans l’exploitation des ressources de leurs régions.