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Les élections générales d’août prochain sont émaillées de plusieurs irrégularités constatées aussi bien dans la phase préélectorale que dans le déroulement même du scrutin. Ces dernières semaines, l’Exécutif gabonais a introduit une série de modifications du code électoral qui fâchent l’opposition et la société civile. En voici trois (3) d’entre elles.

1. Retour à un scrutin à tour unique

La dernière absurdité en date, après la mascarade des dispositions électorales antidémocratiques nées de la dernière concertation politique des dupes de février dernier, consiste à un retour des élections présidentielles à un tour unique.

Cela signifie que même avec moins de 50% du suffrage exprimé, un candidat peut l’emporter contrairement au scrutin à double tour qui renvoie les deux candidats ayant obtenu les meilleurs résultats au second tour. Des tactiques mises en place pour faciliter la réélection du candidat du parti au pouvoir pour un 3e mandat qui, pourtant , est très décrié par l’opinion.

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2. Suppression des enveloppes accolées

Dans l’isoloir, le citoyen votant se retrouve normalement avec les bulletins de vote de tous les candidats et une enveloppe à deux côtés. Le côté blanc pour le candidat que l’on choisit et le côté noir, appelé aussi « poubelle », pour le reste des bulletins non choisis. Si lors du décompte des voix, un ou plusieurs bulletins de vote manque(nt) même dans le côté noir de l’enveloppe, le vote est considéré comme « zero » ou « nul ».

Pour les élections générales d’août 2023, l’Exécutif a introduit des changements en plein processus électoral en faveur du président-candidat visiblement en perte de popularité. Désormais l’enveloppe comportera un seul côté, blanc, dans lequel le votant devra insérer le bulletin du candidat de son choix et ressortir avec les bulletins restants.

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Cette révision antidémocratique vise principalement à monnayer les votes des uns et des autres en apportant hors du bureau de vote la preuve de son choix à des « démarcheurs électoraux » mandatés par le pouvoir. Ainsi, il est facile de prouver que vous avez voté Ali Bongo pour recevoir votre récompense (argent, promesse d’embauche, nomination, etc).

3. Absence des représentants de l’opposition dans les bureaux de vote

L’autre fait marquant de ces élections générales, tout aussi antidémocratique que les précédents est l’absence des représentants de l’opposition et des candidats indépendants dans les bureaux de vote. Ce qui constitue à tous égards une entorse à la transparence électorale. Non seulement ces représentants ne pourront pas assister en personne au décompte des voix, mais ils ne pourront pas, non plus, obtenir en temps réel les procès verbaux nécessaires en cas de réclamations.

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Tout cela sous-entend une supercherie bien orchestrée pour préparer un passage en force au soir du 26 août 2023. Des pratiques d’un autre âge remis au goût du jour pour éviter un échec cuisant comme en 2016.


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