« Le 17 janvier 2023, vers 20 heures 40, un train de ravitaillement de matériels pour le chantier de reconstruction de la voie a malheureusement heurté quatre (4) éléphants qui traversaient la voie ferrée entre les gares d’Andem et de Mbel », a annoncé la Société d’Exploitation du Transgabonais (Setrag) dans un communiqué datant du 20 janvier parvenu à la Rédaction de Funny Gabon.

« Conformément à la procédure de protection de la biodiversité en vigueur et au partenariat avec l’Agence Nationale des Parcs Nationaux (ANPN), la Setrag a immédiatement informé les autorités compétentes et le Ministère des Eaux et forêts, qui se sont rendus sur les lieux pour effectuer le constat », poursuit le communiqué.

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Au lendemain de cet incident, découvrant « avec consternation » les images diffusées sur les réseaux sociaux des agents en service en train de dépecer les cadavres des mastodontes aux abords du chemin de fer en réfection, la direction de la Setrag a pris des mesures fortes devant ce qu’ils considèrent comme des « actes de braconnage ».

Plusieurs agents auprès des sous-traitants de la Setrag ont fait les frais … cash. Certains « ont perdu leurs boulots », nous rapporte une source proche de l’affaire, alors que d’autres ont écopé des blâmes pour avoir consommé la viande d’éléphant. Cependant, les conducteurs de train auteurs de ces heurts mortels ne sont pas inquiétés, en tout cas, pas pour l’instant.

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Les corps des éléphants heurtés par la Setrag entre Andem et Mbel.

Toutefois, la Setrag assure qu’ « une enquête est en cours pour déterminer les faits et responsabilités » de chacun. Des mots qui ne veulent pas forcément dire grand chose quand on sait que ces enquêtes n’aboutissent pas souvent à un résultat concluant. « Manger la viande de l’éléphant serait plus grave qu’en tuer ? », s’interrogent certains observateurs.

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Pourquoi qualifier l’acte de manger la viande des animaux trouvés morts de « braconnage » alors que le fait même d’en tuer jusqu’à quatre (4) représente un massacre surtout pour une espèce protégée … voire surprotégée ? Les employés devraient-ils laisser les corps des quatre (4) éléphants sans vie aux autres animaux de la forêt ? Voilà autant d’interrogations qui turlupinent les Gabonais.