« 99 jours pour le voleur, 1 seul jour pour le propriétaire », dit-on communément. Le jeune gabonais ?? Christopher Ray Ngari a été pris en flagrant délit de plagiat sur l’artiste indien ?? Sagar Viradiya ce lundi 19 décembre. Et ce n’est pas tout …

Des recherches conduites avec minutie à l’aide de la technologie de recherche par l’image inversée ont révélé que plusieurs de ces œuvres appartiennent à d’autres dessinateurs étrangers qu’il prend bien le soin de dissimuler ou de remplacer la signature d’identification. Pour l’ensemble des portraits qu’il « réalise », il s’agit d’une photo passée dans une application de modification telle que Dawn AI ou bien d’autres disponibles sur Play Store et l’Apple Store.

En effet, indexé depuis quelques jours dans l’affaire dite « Dawn AI » des personnes usurpant le titre de graphiste et portraitiste, Christopher est tombé dans le piège de son orgueil en voulant prouver son « talent » supposé à ses détracteurs : « On va quand-même partager un dessin pour souhaiter une bonne semaine à nos détracteurs ? », a-t-il publié un peu plutôt dans la journée.

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Mal lui en a pris. Son égo surdimensionné l’a exposé au grand jour en s’appropriant l’œuvre d’un artiste graphiste indien nommé Sagar Viradiya qu’il a bien pris le soin de remplacer le nom par le sien. Toute la toile s’en délecte. Il s’agit bien là d’un plagiat, un délit condamné par le code civil et pénal pour son caractère qui tend à « voler » la paternité d’une œuvre de l’esprit à son auteur.

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Au final, Christopher, le « Picasso gabonais » aura réussi à berner les personnalités et les institutions à l’instar de Sean Bridon, Madeleine Edmée Berre, Michel Gohou, Gabon Première, Uriel Abaga, Linda Bongo Ondimba, Les Femmes Gabonaises sont Belles 9.0 et Gaboma Tracks qui sont, entre autres, ses clients et soutiens devant le flow de commentaires négatifs à son sujet. À ce niveau, il y a abus de confiance avec intention duper délibérément. Plusieurs personnes ont déboursé des grosses sommes d’argent pour un travail qui manque d’authenticité.

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Devant le scandale qui s’enflamme sur la toile, il a supprimé le post polémique prétextant un piratage de sa page Facebook (qui a pourtant une double authentification), mais il y a encore beaucoup d’autres œuvres « volées » ou réalisées avec des applications tierces. Si vous remarquez bien, la majorité de ses portraits, sinon tous, sont des vraies photo à la base. Il les faits passer dans une application et hop, le résultat s’obtient au bout de quelques secondes, ce qui prendrait des jours à un vrai portraitiste.