Le procès de Christian Patrichi Tanasa, ex Administrateur Directeur Général (ADG) de Gabon Oil Company (GOC), ouvert en juillet dernier avait relevé un manquant de 42 milliards de francs CFA des caisses de la société sous l’ère de son prédécesseur Arnaud Calixte Engandji. Cette semaine, de nouvelles révélations l’associent à Maixent Accrombessi dans une affaire de 12 milliards de francs CFA pour l’achat d’un bâtiment.

Pendant le procès de Tanasa en juillet 2022, le nom d’Arnaud Engandji est revenu à plusieurs reprises en sa qualité d’ancien Administrateur Directeur Général (ADG) de la Gabon Oil Company (GOC). Me Anges Nzigou Kevin, l’un des avocats de Tanasa avait fait observer à la Cour que lorsque son client est arrivé à la tête de la GOC, il a trouvé un « trou » de 42 milliards de francs CFA. Mais comme plusieurs personnes citées pendant ce procès, Arnaud Engandji n’a jamais été entendu sur cette affaire.

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Cette semaine, de nouvelles révélations accablantes l’associent désormais à Maixent Accrombessi, l’ex-directeur de cabinet d’Ali Bongo Ondimba dans une affaire de 12 milliards de francs CFA versés à la Société Civile Immobilière (SCI) d’Acrombessi pour l’acquisition d’un bâtiment pour abriter le nouveau siège de la Gabon Oil Company (GOC). Pour beaucoup d’activistes et membres de la société civile gabonaise, il s’agit d’une « frappe » (détournement) car la dépense est faramineuse.

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En effet, selon les informations de Stéphane Zeng, lanceur d’alerte, le siège actuel de la GOC a été construit par la SCI d’Accrombessi. D’après une expertise documentée, ce bien immobilier ne vaut pas plus de 3 milliards, même en exagérant. Pourtant il a été revendu à 12 milliards par Accrombessi à la GOC en 2015 sous l’ère d’Arnaud Engandji. « Cette opération de détournement et blanchiment a permis entre autres à Accrombessi de financer les dépenses électorales du PDG en 2016 », soutient-il.

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C’est une affaire parmi tant d’autres encore en sommeil. Arnaud Engandji se retrouve une nouvelle fois éclaboussé pour sa gestion scabreuse de la Gabon Oil Company (GOC) qu’il gérait comme son portefeuille personnelle sans devoir justifier ses dépenses à qui que ce soit, à en croire ce tableau récapitulatif de l’exercice 2017 sous son ère. Affaire à suivre …