Yoella Christie Okenkali plus connue sous le pseudonyme de « Mme Okenkali » s’est exprimée ce vendredi 19 août à propos du single « J’allume mon Speed » de L’Oiseau Rare, son filleul (lors d’une Beach Party au Sénégal) accusé de faire la promotion des stupéfiants, parmi lesquels le chanvre indien, aussi appelé « tabac Congo », « Yamba », « Mbaki » ou encore « speed ».

Alors qu’une majeure partie de l’opinion décrit « J’allume mon Speed » comme une chanson qui désoriente la jeunesse en incitant à la consommation du « speed », Mme Okenkali a estimé qu’il en était rien. Dans un post laconique publie sur sa page Facebook, elle a appelé les Gabonais à aller au-delà des mots et des appréhensions … de voir blanc ce qui est noir, en gros, de philosopher. Pourquoi chercher plus loin ce qui apparaît évident à nos yeux et bien perceptible à nos oreilles ?

Lire aussi:  Okondja : Carole et Mick pris avec 17 kg de «yamba» et 1 sac de «kobolos»

L’illustration officielle du single est une image du chanvre et le texte de la chanson ainsi que le clip vidéo nouvellement publié sont assez explicites: il s’agit de la promotion de la consommation de stupéfiants. Une infraction réprimée par le code pénal gabonais en son article 208, alinéa 11.

Consciente du fait que justifier un tel acte constitue une apologie de la consommation des stupéfiants, elle s’est ravisée quelques heures plus tard en supprimant la publication de sa page. Jouissant d’une notoriété en tant qu’écrivaine et influenceuse, Mme Okenkali a essayé de normaliser une infraction pénale pour témoigner sa solidarité à un artiste aux antipodes du modèle sociétal.

Lire aussi:  Quand une histoire de «mbite» vire au méli-mélo entre une Abeille et un Oiseau

La musique de L’Oiseau Rare est consommée principalement par un public jeune, parfois déscolarisé et issu des quartiers sous-intégrés qui malheureusement manque de jugeote de trier les informations qu’ils reçoivent. Imaginez-vous leur demander d’aller au-delà des mots alors qu’ils sont déjà dans le bruit.