Jules César Lekogo, ancien Sénateur du département de Lékoni-Lékori pour le compte du Parti Démocratique Gabonais (PDG) au pouvoir, a été placé sous mandat de dépôt à la prison centrale de Libreville par le juge d’instruction fin 2021. L’ex-parlementaire mis en examen pour des pratiques sexuelles sur ses propres filles est réapparu cette semaine sur les réseaux libre de ses mouvements.

En effet, après sa garde à vue dans les locaux de la Police Judiciaire (PJ), qui l’avait ensuite déféré devant le parquet de la République, l’ancien élu national n’était pas parvenu à prouver son innocence. Le juge d’instruction avait alors délivré un mandat de dépôt à son encontre.

Lire aussi:  [Justice] Putsch manqué: Non-lieu pour Ballack Obame et cie, le Procureur n'en démord pas

Jules César Lekogo était accusé d’avoir eu, à plusieurs reprises, des relations sexuelles avec ses deux filles issues d’une ancienne union et âgées de moins de 18 ans. Celles-ci et leur mère l’accusaient de pratique incestueuse. Après son audition, le juge d’instruction avait décelé des incohérences dans ses propos. D’où la décision de le placer sous mandat de dépôt à « Sans Famille » où il attendait d’être fixé sur son sort.

Lire aussi:  Détournent de fonds : Patrichi Tanasa dit avoir agi sous les menaces de Sylvia Bongo

Cette semaine, il est apparu sur les réseaux sociaux, dans une vidéo, en tenue de sport en plein footing en soirée. Il marquait une pause pour reprendre son souffle et en profiter pour s’exprimer à ses proches en langue obamba pour leur annoncer son grand retour sans donner plus d’informations sur l’issue de l’affaire qui l’a envoyé derrière les barreaux et a quand-même écornée sa réputation.

Lire aussi:  [Scandale] Yves de Mbella invite un violeur faire une démonstration à la télé

Après quelques mois passés en détention provisoire à la prison centrale de Libreville, le sexagénaire pourrait avoir été acquitté au bénéfice du doute faute d’éléments matériels à charge. Sa libération a suscité les critiques de plusieurs activistes qui estiment qu’il a bénéficié des largesses du système judiciaire.