« Le show des Vacs » organisé ce samedi 23 juillet 2022 par le Ministère de la Culture et des Arts sous le haut patronage d’Ali Bongo Ondimba a été violemment interrompu. On pouvait voir les spectateurs courir vers la sortie. Le direct a été coupé.

Le concert du PDG très décrié par une majeure partie de l’opinion s’est finalement tenu ce 23 juillet au stade de Nzeng-Ayong. Celui-ci s’est terminé en débandade générale. Les moutons venus nombreux se sont tirés en queue de poisson. Ils ont vu ce que le chien a vu à Nzeng-Ayong.

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En effet, en pleine prestation de l’artiste tradi-moderne Amandine, reine des Atalakus, les spectateurs (moutons) se sont soudainement mis à s’enfuir vers la sortie du stade (bergerie), créant ainsi une ambiance plutôt « apocalyptique », ont décrit les témoins.

On pouvait aussi lire une forme de tension sur scène. L’artiste qui était encore sur le podium a dû écourter son passage et ses danseuses se sont précipitées dans les loges, si on peut nommer cela ainsi. Ensuite la retransmission qui se faisait en direct à la télévision nationale et sur les réseaux sociaux a été interrompue sans justification. Certainement le cadreur a pris, lui aussi, ses jambes à son cou.

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Dans la foulée, on pouvait entendre : « Si vous voulez nous chasser, chassez-nous, pourquoi vous lancez des bombes lacrymogènes ? ». En réalité, il y a eu des échauffourées dans la foule. Et comme les agents de force de l’ordre mobilisés pour l’occasion sont habitués à disperser les manifestations de l’opposition, des étudiants et des retraités par la force, ils ont lancé des gaz lacrymogènes dans la foule sans peser toutes les conséquences d’un tel acte.

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Heureusement, en dépit de quelques blessures mineures, des pertes de chaussures et de téléphones, aucune perte en vie humaine n’est à déplorer. Cela aurait pu produire un chaos dans cette grande bousculade avec les piétinements de la foule. Les Gabonais avertis se sont ricanés devant les vidéos publiées sur la toile. « Qui vous a envoyé ? », ironisaient certains internautes.