Le départ précipité de Perpétue Ibinga Mouketou de Libreville, pour se mettre à l’abri des violences subies de la part de son concubin C. Bouwangadi, un militaire qui aurait fait d’elle son souffre douleur, depuis 5 ans, n’aura pas suffi. Car l’homme serait allé la dénicher dans son village de Nialy, dans la province de la Nyanga.

Courant juin, le sergent Bouwangadi aurait donc fait irruption au domicile de son ancienne compagne, un an après son départ du quartier Plein-Ciel, à Libreville. Sauf que Perpétue Ibinga Mouketou va repousser énergiquement la proposition faite par son « bourreau » de revenir en couple avec lui. Furieux face à ce refus, il passe à la vitesse supérieure.

Lire aussi:  2 policiers en uniforme braquent un Libanais à Plaine Orety (Vidéo)

Entre autres, en aspergeant du pétrole sur le pan de la maison abritant la boutique, puis en emportant 120 000 francs CFA. L’incendie a fait le reste du travail. Face à ces faits graves, Perpétue Ibinga Mouketou a porté plainte auprès du Procureur de la République du Tribunal de Première Instance de Tchibanga. Toute chose qui a conduit à l’interpellation du mis en cause à Bifoun et à son placement en garde à vue pendant deux jours au B2 de Lambaréné.

Lire aussi:  [Fait-divers] Un quinquagénaire périt dans un incendie à Lambaréné

Alors que le militaire est attendu par le parquet de Tchibanga, c’est plutôt à Libreville qu’il aurait été emmené. Aux dernières nouvelles, il serait libre de ses mouvements et continuerait de persécuter sa victime. Notamment par la publication de vidéos montrant l’intimité de cette dernière. Désespérée dame Ibinga Mouketou entend saisir la Fondation Sylvia Bongo Ondimba, pour que son bourreau supposé soit puni conformément à la loi.

Il est de notoriété publique que les militaires gabonais sont de nature violente. Ils réfléchissent beaucoup plus avec leurs muscles et très rarement avec leurs cerveaux. Le plus inquiétant, leur hiérarchie semble encourager ces exactions commises sur les civils et les personnes vulnérables. Il n’est rare de les entendre se targuer: « Je suis la loi » ignorant qu’il est lui-même un justiciable, dans un pays de droit.

Lire aussi:  Détenu ou condamné à tort puis libéré, quelle réparation pour le préjudice ?

À l’heure les organisations non gouvernementales militent contre les violences faites aux femmes, il est inconcevable qu’une personne censée protéger les citoyens soit, en fait, un bourreau psychopathe et mette la vie d’autrui en danger.