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La Cour a déclaré l’accusé non-coupable du crime de viol sur mineure de moins de 18 ans et d’inceste. D’où son acquittement au bénéfice du doute.

Accusé de viol sur sa fille D.O.S. âgée de 12 ans au moment des faits, Alain Fabrice Mbina Mbina a vu son dossier examiné à la session criminelle ordinaire de Port-Gentil. Il a été acquitté au bénéfice du doute, alors que le Ministère public avait requis 30 ans de prison. Les faits.

Le 25 décembre 2016 vers 19 heures, la mère de D.O.S. constate l’absence de cette dernière du domicile familial avant que celle-ci ne revienne une heure plus tard. Mise sous pression, elle avoue qu’elle était avec le fils de la voisine, âgé de 15 ans, avec qui elle aurait eu des rapports sexuels.

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L’examen pratiqué sur D.O.S. révèle qu’elle est sexuellement active depuis longtemps. Mais contre toute attente, elle confie que le premier à avoir eu des rapports sexuels avec elle, n’est autre que son père, Alain Fabrice Mbina Mbina, en 2015. Et ce, à trois reprises quand elle habitait encore chez lui.

Il n’en faut pas plus à la mère pour porter plainte contre son ex-compagnon. À la barre, l’accusé a réfuté les accusations de sa fille, précisant qu’il ne s’est jamais retrouvé seul avec elle pour des faits aussi infamants. Non sans ajouter qu’il avait eu vent du viol commis sur D.O.S. par son voisin.

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Le Ministère public, qui a noté la constance de la victime dans le récit, et considéré que le certificat médical atteste la matérialité des faits constitutifs du crime de viol sur mineure de moins de 18 ans et d’inceste, a requis la culpabilité de l’accusé et sa condamnation à 30 ans de réclusion criminelle.

Pour la défense, Me Joël Ngandu a relevé la contradiction des déclarations antérieures de la victime avec celles faites à l’audience, faisant ainsi naître un doute, quant à la véracité des faits rapportés par elle. Mais aussi que pour des faits commis en 2015, le certificat médical n’a été dressé qu’en 2016. Soit un an après. Alors qu’entre-temps, D.O.S. entretenait des rapports sexuels avec le voisin.

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À titre principal, l’avocat a plaidé l’acquittement de son client au bénéfice du doute et, à titre subsidiaire, de lui reconnaître le sursis en cas de condamnation.

© L’Union


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