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Les résultats du premier tour du baccalauréat session juin 2022 sont connus depuis ce samedi. Alors que les admis d’office jubilent d’ores et déjà et les admissibles attendent d’être fixés sur leur sort samedi prochain, un groupe de médias d’investigation dit détenir des preuves matérielles d’une possible fraude dans plusieurs centres d’examen.

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En effet, d’après certaines sources concordantes, des responsables d’établissement auraient traité des épreuves du bac 2022 avec leurs élèves lors des séances de Travaux Dirigés (TD). Il s’agit du fameux « carreau » qui donne accès aux épreuves avant la date de l’examen.

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Dans plusieurs centres d’examen du Grand Libreville et à l’intérieur du pays, des surveillants auraient permis aux élèves d’utiliser leurs téléphones en salle de composition pendant les épreuves. D’autres leur auraient même sifflé des réponses pendant que leurs binômes se tenaient à la porte pour prévenir de l’arrivée d’un superviseur.

Si les témoignages et les documents à charge venaient à être publiés après décryptage, les élèves tricheurs, s’ils ont été reçus au baccalauréat session juin 2022, seront recalés et interdits de repasser l’examen pendant plusieurs années. À cela s’ajoutent des amendes et des peines de prison. Les responsables d’établissement et enseignants seront, quant à eux, purement et simplement suspendus jusqu’à nouvel ordre et condamnés à de peine de prison avec possibilité de faire fermer les établissements concernés.

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L’article 321 du Code Pénal gabonais stipule que : « Quiconque a commis une fraude dans un examen ou concours public ayant pour objet l’entrée dans une administration publique ou l’acquisition d’un diplôme officiel, notamment en délivrant à un tiers ou en communiquant sciemment, avant l’examen ou le concours, à quelqu’une des parties intéressées le texte ou le sujet de l’épreuve ou en l’assistant pendant le déroulement des épreuves, ou en faisant usage de pièces fausses telles que diplômes, certificats, extraits de naissance ou autres, ou bien en substituant une tierce personne au véritable candidat, est puni d’un emprisonnement de cinq ans au plus et d’une amende de cinq millions de francs au plus, ou de l’une de ces deux peines seulement. »

Ce texte s’applique également dans l’affaire des inscriptions irrégulières à l’École Nationale de la Magistrature (ENM) qui a vu plusieurs candidats recalés au premier tour du concours d’entrée être alignés dans les effectifs de l’établissement à cause de leur appartenance politique. Ne dit-on pas que le temps est le meilleur juge ?

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