Les résultats finaux du Certificat d’Études Primaires (CEP) session juin 2022 sont déjà connus depuis ce vendredi 17 Juin 2022 sur les plateformes numériques « Kewa » et « XGest » prévues à cet effet. Cet axemen qui a subi un grand lifting avec la suppression de plusieurs épreuves a été principalement marqué par la note générale de Benjamin, 10 ans, suscitant ainsi des interrogations sur le sérieux du système éducatif gabonais tout entier.

Sur 51 051 candidats inscrits sur le territoire national, 50 223 ont réellement pris part à cet examen et 40 627 candidats ont été déclarés admis, soit un pourcentage de 80,89%. Contrairement à l’année scolaire 2020-2021 qui avait enregistré un taux de réussite moyen de 53,81 %. Exploit ?

Lire aussi:  [Éducation] Suppression de la dictée et du calcul mental pour améliorer le taux de réussite au CEP

À la suite de la publication des résultats, l’élève Benjamin Bekalé de l’École Publique Léon Mba âgé de 10 ans obtient une moyenne générale de 20/20. Un record national imbattable qui suscite moultes réactions et remet en question en question le niveau scolaire au Gabon. Un 20/20 au CEP revient à dire qu’il a obtenu 20/20 dans chaque matière : maths, français, éveil, entre autres.

Lire aussi:  Les magasins des Libanais transformés en CES toujours en chantier

En réalité, ce ne sont pas les élèves qui deviennent de plus en plus intelligents, c’est plutôt le système éducatif qui descend de plus en plus bas pour s’accommoder au niveau des élèves. En effet, il y a quelques semaines seulement, la société civile accusait le Ministère de l’Éducation Nationale d’avoir supprimé les épreuves sportives, la dictée et le calcul mental pour améliorer le taux de réussite au CEP.

Au Brevet d’Études du Premier Cycle (BEPC) également, une épreuve d’orthographe avait suscité les raillerie et la fureur des parents d’élèves parce que le niveau de difficulté était relativement très bas pour les élèves de Troisième comparé aux années précédentes.

Lire aussi:  Mouguiama Daouda recrute 704 vacataires plutôt que de régulariser les 25e et 26e promotions de l'ENS

Avec le retrait de certaines épreuves-clés, la diminution du niveau de difficulté et l’achat des épreuves corrigées (appelé communément le « carreau ») avant l’examen par certains responsables d’établissements, quel est l’avenir de l’école gabonaise ? Bientôt on aura des professeurs agrégés qui ne sauront même réciter l’alphabet.