Le 07 avril dernier, Rose Christiane Ossouka Raponda, Premier Ministre du gouvernement gabonais, procédait au lancement officiel du projet « un taxi, un emploi, un avenir », destiné à rendre possible et efficace l’insertion professionnelle et l’autonomisation des jeunes Gabonais.

À cet effet, dix (10) taxis ont déjà été remis aux bénéficiaires sur un lot total de quatre-vingts dix (90) au total. Mais les conditions d’acquisition et/ou de remboursement font jaser au sein de la population car celles-ci s’apparente à une exploitation à demi-teinte.

Lire aussi:  Anne-Marie Dworaczek, la nouvelle super-héroïne du Gabon ?

En effet, pour rembourser le prêt et acquérir la voiture, les chauffeurs devront conduire les taxis du lundi au samedi de 8 heures à 20 heures et verser chaque jour 22 000 FCFA dans un compte d’EDG pendant 48 mois. Si on fait les calculs, cela donne ce qui suit:

  • 22 000 FCFA X 6 jours = 132 000 FCFA par semaine
  • 132 000 CFA X 4 semaines = 528 000 FCFA par mois
  • 528 000 FCFA X 48 mois = 25 334 000 FCFA en 4 ans
Lire aussi:  «En 2023, les éléphants voteront le PDG à Mekambo», déclarent les populations

Autant dire que, pour l’acquisition d’un seul taxi, le bénéficiaire remboursera à l’État un peu plus de 25 millions de francs CFA. Du moins, le bénéficiaire travaillera pendant 4 ans pour payer à l’État 25 millions 334 mille francs CFA. À noter que selon l’une des conditions, les autorités pourraient décider de remplacer les personnes qui ne respecteraient pas les conditions.

Lire aussi:  De l'autonominisation des jeunes à l'heure de fermeture de la fonction publique

C’est triste mais c’est comme ça. C’est à prendre ou à laisser. Est-ce que la jeunesse a vraiment le choix ?

© La Doc Média