Après avoir été libéré sous la pression hier dans la soirée, nous apprenons de source digne de foi que Nephtali est actuellement présenté au procureur.

Les ennuis ne sont pas totalement finis pour l’influenceur Nephtali Nalick. Arrêté muni militari mercredi 16 à 18 heures à son domicile et libéré sous pression le jeudi 17 mars, Nephtali comparaît actuellement devant le Procureur.

Pour rappel, l’influenceur et web humoriste avait réalisé un reportage troublant présentant les conditions de vie exécrables dans le camp de police d’Akémindjogoni à deux pas de la Présidence de la République. Il y montrait notamment le niveau de dégradation des bâtiments qui abritent les fonctionnaires de police, les hautes herbes qui envahissent la l’arrière-cour et les ruisseaux des eaux usées qui longent le pied des immeubles.

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Au lieu de songer désormais à comment rénover les bâtiments abritant les logements des policiers parmi lesquels les officiers, la hiérarchie policière a plutôt ordonné le « kidnapping » de Nephtali Nalick chez lui, le soir même du reportage.

Le seul chef d’accusation retenu contre lui est « tentative d’intrusion dans un endroit hautement sécurisé ». On se demande si c’est une infraction ou un délit défini(e) et puni(e) dans le code pénal gabonaise. Reste à savoir si les conditions sont remplies pour qualifier cet acte d’ « intrusion » ou si le lieu est « hautement sécurisé ».

À l’heure où un communicateur a 40% de malchance de finir en prison au cours de sa carrière au Gabon, nous nous joignons au côté de la société civile et réclamons le classement sans suite de l’affaire.

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