Dur dur les relations amoureuses au Gabon surtout quant celles-ci finissent en pugilat pouvant entrainer la mort. Ne supportant pas les reproches de sa petite amie autour du fait qu’il venait de finir à lui seul une marmite de chat, un sujet camerounais a littéralement refait le portrait de celle-ci à Bitam (Woleu-Ntem). Une victime gabonaise qui n’aura eu la vie sauve que grâce à l’intervention des voisins. Devant la gravité des faits, il a été admis la semaine dernière au pénitencier d’Oyem où il y attendra son procès.

Quand la gourmandise mène à la prison. C’est la scène de ménage qui a failli finir par côtoyer la mort d’une femme à Bitam, le 13 février. L’amant en colère, Ernest Afuti (42 ans), regrettera à jamais la violente correction qu’il infligera ce jour-là à sa compagne gabonaise qui le réprimandait sur son attitude à s’empresser de se jeter à chaque fois sur les marmites de nourriture sans attendre d’être servi dans un plat.

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Selon les faits relatés par la victime, Ernest Afuti qui est ouvrier agricole pour l’entreprise Olam Gabon à quelques kilomètres de Bitam, décide de lui rendre visite cet après-midi là. Après 2 heures de route, il arrive enfin chez elle où la maitresse de maison venait de cuisiner plat de chat, tué la veille. Comme affamé, l’homme se jettera sur la marmite de chat sans attendre l’autrice du chef d’œuvre culinaire sortie pour aller chercher un complément pour déguster le mets.

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« Quand je suis revenue, je l’ai trouvé en train de déguster toute la marmite de chat. Il n’a même pas eu le temps de se servir dans une assiette », raconte la petite amie qui n’a pas compris l’énième attitude gourmande de son futur bourreau. Une dispute éclate alors entre les deux tourtereaux face aux remontrances de la cuisinière, las de la gourmandise sans borne de son compagnon. Sauf qu’Ernest Afuti entre dans une colère noire et en vient aux mains avec sa dame.

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« Il m’a roué de coups violents à la face avant de chercher à m’étrangler sur le lit. Je n’ai eu la vie sauve que grâce à l’intervention des voisins qui sont venus nous séparer », indiquera-t-elle. Face au tohubohu de la maisonnée, les beaux-frères arrivés sur les lieux ne constateront que les dégâts avant de se retourner vers la police pour un dépôt de plainte. Ernest Afuti sera cueilli sur son lieu de travail et jeté le 23 février dernier à la prison d’Oyem sous mandat de dépôt.

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