Les gendarmes de la brigade centre de Mitzic, chef-lieu du département de l’Okano, ont procédé à l’arrestation de Régis Melighe Mevoung, mercredi 16 février dernier. La Gabonaise de 35 ans aurait roué l’un de ses enfants de coups. Il s’agit d’Emmanuel Mevoung Me Mba, 13 ans, qui serait passé de vie à trépas à l’issue de la bastonnade à lui infligée.

Une source policière proche de l’enquête indique que, le jour des faits, les Officiers de Police Judiciaire (OPJ) de la brigade centre de gendarmerie sont saisis en début de soirée par un habitant du quartier Zamata. Celui-ci les informe qu’une dame vient d’ôter la vie à son garçon. Une fois sur place, les pandores tombent effectivement sur une situation impliquant la mort d’un enfant. Sauf que la dépouille se trouvait même déjà dans un cercueil prête à être enterrée.

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Mais avant toute inhumation, les enquêteurs exigent préalablement de s’imprégner des causes réelles du décès. Le constat d’usage effectué par le médecin aurait fait ressortir des marques assimilées à des coups portés sur la tête du défunt. Régis Melighe Mevoung, la mère vers laquelle sont portés les premiers soupçons, est arrêtée.

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Lors de son interrogatoire, la dame a d’emblée raconté que la décision de punir l’enfant serait consécutive aux errements de ce dernier. Notamment la désertion du domicile familial et les actes de banditisme dont le voisinage, et même l’école, se seraient plaints auprès d’elle. Toute chose qui aurait mis Régis Melighe Mevoung dans une colère noire. Elle aurait d’abord ligoté son fils, avant de lui asséner des coups à la tête, en se servant d’une branche de goyavier.

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L’arme du crime que les OPJ n’ont cependant pas retrouvée en ratissant la scène du crime.
Déférée, hier matin, devant le Procureur de la République près le tribunal de première instance d’Oyem, la mise en cause pour coups et blessures volontaires a été incarcérée à la prison du Peloton à l’issue de l’instruction.

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