« Les actes valent souvent mieux que les paroles », affirme Ron Dennis, un homme d’affaires britannique. Parler c’est facile. Il suffit d’articuler des sons ou mimer des signes compréhensibles à l’intention d’un interlocuteur. Agir c’est encore beaucoup beaucoup complexe. La plupart des gens préfèrent le premier.

C’est le cas d’Ali Bongo Ondimba porté à la tête du Gabon depuis 2009 qui promet monts et merveilles pour faire miroiter et appâter les populations mais qui finalement ne réalise même pas le quart de ce qu’il promet. C’est un secret de Polichinelle ! Le parfait exemple est son programme de société : Plan Stratégique Gabon Émergent (PSGE) 2025 qui n’est même pas encore exécuté à 20% alors que l’échéance prévue dans 2 ans. Un Plan d’Accélération de la Transformation (PAT) a même été créé illico presto pour tenter de sauver la mise avant 2025. Réussiront-ils le pari?

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Pour 2020, l’homme de paroles (en l’air) avait promis que le « Gabon sera une année de réalisations. Emploi, éducation, santé, eau et électricité, logement, pouvoir d’achat … » et a même garanti que « Les résultats seront au rendez-vous. » Aujourd’hui nous sommes en 2022 et ces résultats sont toujours invisibles à l’oeil nu. Pire, on a l’impression d’avancer à reculons vers un « avenir en méfiance » où le futur s’écrit désormais avec in point d’interrogation.

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Pourtant, « La valeur d’un homme ne se mesure qu’au respect de ses engagements », rappelle Alain Rifflard. Promettre est une chose, tenir ses promesses en est une autre. Si la promesse est une dette, peut-on affirmer sans risque de se tromper qu’Ali Bongo Ondimba est le plus endetté du monde ?

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