« Les têtes doivent tomber ! » tel est le leitmotiv de l’Association Nationale des Footballeurs Professionnels du Gabon (ANFPG) soutenue par la société civile gabonaise réclamant justice devant les graves faits d’agressions sexuelles perpétrés sur les mineurs dans le milieu sportif gabonais, notamment dans le football. L’affaire a déjà été portée devant la plus haute instance du football mondial qui devra statuer sous peu.

Faisant suite aux révélations choquantes de Romain Molina et Ed Aaron dans un article à charge publié chez The Guardian ce 16 décembre, la Fédération Internationale de Football Association (FIFA) a été officiellement saisie. Eu égard à l’omerta instaurée au sein de la Fédération Gabonaise de Football (Fégafoot) pour dissimuler les faits quoique parfaitement au fait de la situation et se référant aux décisions antérieures rendues par l’instance mondiale du football au sujet d’autres fédérations sportives, Pierre Alain Mounguengui, président de la Fégafoot et son bureau directeur encourent une exclusion à vie de la FIFA.

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En effet, Yves Jean-Bart, président de la Fédération Haïtienne de Football (FHF) et Rosnick Grant, vice-président et chef des arbitres ont été demis de leur fonction au sein de la FHF et définitivement exclus par la commission d’éthique de la FIFA respectivement en novembre 2020 et en juillet 2021 pour abus sexuels itératifs après une longue série d’enquêtes dans le milieu sportif haïtien. Ils ne peuvent plus exercer une activité quelconque en rapport avec le sport surtout si celle-ci est placée sous la tutelle de la FIFA.

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Au Gabon, au regard de la gravité des faits et de leur durée dans le temps — on parle de près de 30 ans, la Fégafoot ne peut se soustraire de ses responsabilités de régir le football national et de garantir l’intégrité physique et morale des acteurs sportifs dans le cadre de l’exercice de leur fonction. En attendant les sanctions disciplinaires exemplaires de la part de la FIFA, les juridictions gabonaises doivent également rendre des décisions sévères pour dissuader les prédateurs sexuels tapis dans l’ombre du sport gabonais en général et du football, en particulier.

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