Une atmosphère précaire prévaut actuellement au sein de l’Institut de Management et des Sciences Appliquées (IMSA). Les formateurs consultants, appelés communément vacataires, revendiquent plusieurs mois d’arriérés de vacations devant une administration qui a choisi de se muer dans un silence de mort. Voici notre enquête exclusive et explosive au sein de cet établissement privé d’enseignement supérieur.

Plusieurs enseignants vacataires de l’IMSA totalisent à ce jours jusqu’à 6 mois sans percevoir leurs émoluments et ce, en violation des clauses du contrat de vacation, notamment l’« Article 4 : Rémunération, modalités de rémunération » qui fixe à 90 jours maximum la période d’attente. Dans le groupe WhatsApp des formateurs de l’établissement, les esprits s’entrechoquent et les tensions montent. Les plus irascibles préfèrent quitter le forum pour calmer leurs « demons ».

En effet, la colère des formateurs est surtout nourrie par le fait que, malgré ses civilités, l’administration de l’IMSA ne prend pas vraiment à cœur les revendications des enseignants non permanents (les externes ). En revanche, l’établissement priorise plutôt le paiement des soldes des membres administratifs (les internes), la construction de nouveaux bâtiments (à l’étage) et promet même de financer les projets étudiants à hauteur de 5 millions dans le cadre du Fonds d’Accompagnement et de Renforcement Entrepreneurial pour les Étudiants (FARE).

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La philosophie de l’établissement est toute particulière. Près de 90% du corps administratif et plus de 50% du corps enseignant sont constitués des proches du Fondateur, Romuald Akendengue, de ses contacts lors de son séjour académique au Maroc ou de leurs recommandations. Donc si ceux-là peuvent fermer les yeux sur les retards injustifiés de paiement qui remontent même à l’année académique 2020-2021, ce n’est certainement pas le cas pour les autres.

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Il s’agit des pères et mères de famille qui ont des charges, des obligations et des engagements à respecter mais qui malheureusement doivent prendre leur mal en patience en attendant que l’établissement daigne enfin régulariser leur situation financière.

Les enseignants sont payés à 5 500 FCFA par heure en formation initiale et 6 500 FCFA en formation continue. La correction des copies des rattrapages est pointé à 1 000 FCFA par copie. Le plus curieux dans le système de management de l’établissement est que lorsqu’un enseignant n’est pas payé au semestre précédent, ils engagent un nouvel enseignant pour la même matière au semestre suivant pour ne pas le premier conditionne la reprise des cours par le paiement de ses vacations.

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Devant ce mutisme de la direction de l’établissement, certains enseignants prévoient de saisir le tribunal administratif et les autres administrations compétentes pour faire constater le non-respect du contrat et exiger le paiement de leurs vacations assorties éventuellement des pénalités.