Alexis Ndouna, né le 20 septembre 1972 et mort le 21 avril 2020 des suites d’une maladie contractée en prison, est un homme d’affaires et politicien proche du Parti Démocratique Gabonais connu pour ses multiples soupçons de détournement de fonds ainsi que pour des scandales sexuels qui lui ont valu le surnom de « prédateur sexuel » et qui lui ont aussi valu plusieurs recherches et interpellations dont la dernière émise par Interpol concerne l’affaire du viol sur une mineure nommée Wally.

Plus d’un an après son décès qui a suscité dans le pays, les internautes gabonais en général, ses proches en particulier sont frappés de stupéfaction de découvrir le 27 septembre 2021 dans un groupe Facebook intitulé « Rencontre des Célibataires du Cameroun » une publication de recherche d’une partenaire de vie avec la photo du Fils de Kabaga en illustration. Abomination ! Que vient donc faire la photo d’un mort là ? Le texte de la publication énonce sans ambages les intentions de son auteur usurpateur : « Moi c’est Yann âgé de 31 ans, actuellement gestionnaire des comptes à la BICEC. Je cherche une fille sérieuse, une fille qui a au moins la licence, pas de blagueuse SVP. »

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[Capture d’écran de la publication]

La vérité c’est que c’est l’auteur de la publication lui-même qui est un blagueur. S’il travaille vraiment à la Banque Internationale du Cameroun pour l’Épargne et le Crédit (BICEC) comme il le prétend, pourquoi usurpe-t-il l’identité d’Alexis Ndouna dont l’image a été ternie avant de quitter ce monde ?

Une attention particulière sur la publication nous a permis de retrouver celui qui est à l’origine de cette annonce trompeuse. Il s’agit d’un certain Arnold Nzoyem, la trentaine révolue résidant à Yaoundé, au Cameroun. Pourquoi s’est-il senti obligé de voler l’identité de quelqu’un s’il cherche une relation sérieuse à en croire la fin de sa publication ?

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Cette affaire pour le moins atypique appelle les uns et les autres à redoubler de vigilance sur la toile. Les cybercriminels profitent souvent de la naïveté de certains internautes pour perpétrer leurs actes sans foi ni loi. C’est le plus souvent lorsque le pire est déjà fait que l’on s’en rend finalement compte.

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