L’animatrice ivoirienne Yann Bahou a vécu une expérience pour le moins traumatisante ce 14 septembre 2021 en terre gabonaise. Nonobstant un visa en bonne et dûe forme délivré par l’ambassade du Gabon en Côte d’Ivoire, elle a été retenue plusieurs heures à l’Aéroport International Léon Mba par les agents de la Police de l’Air et des Frontières (PAF) et placée en isolement toute la nuit à même le sol où elle aurait fait la connaissance de plusieurs ressortissants étrangers séquestrés et privés de nourriture depuis plusieurs jours.

La mésaventure de Yann Bahou continue de défrayer la chronique sur la toile et d’alimenter les conversations dans les ménages. Rapatriée manu militari au pays des Éléphants au lendemain de son arrivée au Gabon, elle a publié une tribune sur sa page Facebook dans laquelle elle dénonce le mauvais traitements dont elle aurait fait l’objet à l’aéroport de Libreville.

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Venue au Gabon en séjour privé, la PAF lui aurait exigé une accréditation de son employeur alors qu’elle était en vacances. Lorsque le surnommé « La Machine », un fonctionnaire de police affecté à la PAF la nargue en déclarant « les visas délivrés par les ambassades du Gabon à l’étranger ne valent rien une fois dans le pays », elle tombe des nues.

Contactée ce vendredi 17 septembre 2021 par Flora, une influenceuse ivoirienne gestionnaire de la page « Les Buzz de Flora », une plateforme de divertissement très suivie en Côte d’Ivoire, Yann Bahou accepte de livrer sa triste expérience vécue au Gabon. Elle fait des révélations choquantes. D’après son témoignage, plusieurs autres ressortissants africains sont en détention depuis huit (8) jours dont un (1) Togolais et un (1) Ivoirien. D’autres seraient même privés de nourriture depuis trois (3) jours et leurs proches interdits de visite.

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L’inconfort vécu dans cet enfer aurait déclenché ses menstrues plutôt que prévu vers 4 heures du matin. Ses téléphones confisqués, elle ne pouvait donc pas demander de l’aide extérieure. Aussi, souligne-t-elle, un ressortissant sénégalais convalescent aurait été empêché de prendre ses médicaments parce que les policiers n’y voyaient aucune utilité. Bref … C’est un florilège d’actes négatifs qu’auraient perpétrés les agents de la police d’immigration en poste ce jour.

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Si en 2017 nous étions nombreux à condamner la vente aux enchères des migrants comme esclaves par les trafiquants en Libye, nous ne pouvons nous taire devant ce spectacle aussi avilissant que déshumanisant si ces allégations sont avérées. Les autorités ne se sont pas encore prononcées sur la question pour calmer la polémique et rassurer la communauté internationale. Quoiqu’il en soit, les faits sont facilement vérifiables en ouvrant une enquête interne et en recueillant les dépositions des détenus et les témoignages de l’entourage.